‹ Une bonne réputation, comédie en un acte, en proseChapitre 18 sur 52 · LES MÊMES, BE LOTTE · texte numérisé non relu

LES MÊMES, BE LOTTE

B0URD1ET, voyant rentrer Belotto.

Tu reviens au moment intéressant... arriveici, bonne

langiie... écoute, et apprends qu'on a toujours tort de

supposer le mal... (Lisant.) « Au moment... » (Parlé,

à Belotle.) C'est mon cousin Duclerc qui m'écrit , et

qui reconnaît ses torts...

MARTEAU

Et qui l'y laisse sa fortune.

BOURDET, lisant, c Au moment de quiuer ce monde, je crois pouvoir

• emporter une idée consolante. . Je laisse après moi

• deux enfans, deux garçons en bas âge, et j*ai osé c penser que vous , le meilleur des parens, le plus

I vertueux des hommes» vous ne refuserez pas à ces t orphelins votre appui et votre protection... je vous t lègue mes deux fils, Alexandre et Achille, et je sais f d'avanceque vou$«cceplerez cet héritage...! (Parlé.)

II est joli, l'héritage !

BIARTEAU.

il appelle ça réparer ses torts, vot' cousin ; excusez ! BOURDET, lisant,

€ Vous administrerez leur fortune jusqu'à leur mat jorité: par qui pourraient-ils être mieux élevés que c par celui qui donne à tous l'exemple de l'honneur c et de la loyauté? Adieu pour toujours, mon vertueux parent...» (Parlé.) Il y a un post-scriptum d'une autre main... (Lisant.) a Le moment fatal est arrivé, monf sieur; Alexandre et Achille partent ce matin par la t diligence; ils seront dimanche à Paris ; veuillez les f jenvoyer chercher à l'administration des messageries c Laffiite et (Gaillard » Diable ! diable !savez-vous que c'est une terrible nouvelle que celle-là ?

BELOTTE

Vous voilà père de famille... ça va être gentil î

BOURDET

Père de famille !... comme tu y vas î... je n'ai pas encore dit...

BELOTTE

C'est tout comme, allez.

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