LES MÊMES, BE LOTTE
B0URD1ET, voyant rentrer Belotto.
Tu reviens au moment intéressant... arriveici, bonne
langiie... écoute, et apprends qu'on a toujours tort de
supposer le mal... (Lisant.) « Au moment... » (Parlé,
à Belotle.) C'est mon cousin Duclerc qui m'écrit , et
qui reconnaît ses torts...
MARTEAU
Et qui l'y laisse sa fortune.
BOURDET, lisant, c Au moment de quiuer ce monde, je crois pouvoir
• emporter une idée consolante. . Je laisse après moi
• deux enfans, deux garçons en bas âge, et j*ai osé c penser que vous , le meilleur des parens, le plus
I vertueux des hommes» vous ne refuserez pas à ces t orphelins votre appui et votre protection... je vous t lègue mes deux fils, Alexandre et Achille, et je sais f d'avanceque vou$«cceplerez cet héritage...! (Parlé.)
II est joli, l'héritage !
BIARTEAU.
il appelle ça réparer ses torts, vot' cousin ; excusez ! BOURDET, lisant,
€ Vous administrerez leur fortune jusqu'à leur mat jorité: par qui pourraient-ils être mieux élevés que c par celui qui donne à tous l'exemple de l'honneur c et de la loyauté? Adieu pour toujours, mon vertueux parent...» (Parlé.) Il y a un post-scriptum d'une autre main... (Lisant.) a Le moment fatal est arrivé, monf sieur; Alexandre et Achille partent ce matin par la t diligence; ils seront dimanche à Paris ; veuillez les f jenvoyer chercher à l'administration des messageries c Laffiite et (Gaillard » Diable ! diable !savez-vous que c'est une terrible nouvelle que celle-là ?
BELOTTE
Vous voilà père de famille... ça va être gentil î
BOURDET
Père de famille !... comme tu y vas î... je n'ai pas encore dit...
BELOTTE
C'est tout comme, allez.