SCENE IX. 2t
Deux enfans !... encore , s'il n'y en avait qu'un !... mais deux garçons !
BELOTTE
Deux démons î
MARTEAU
Qui vont tout mettre sens-dessus dessous dans la maison 1
BELOTTE
Qu'il faudra lever, coucher, débarbouiller !'
BOURDET
Qui vont bouleverser mes livres !...
BELOTTE
Crier tant que le jour durera î
MARTEAU
Fourrager le jardin !
BOURDET
Je n'aurai plus un moment de repos !... (/i Marteau.}, Eh bien I qu'est-ce que tu fais là, toi? pourquoi n'astu pas passé ta veste, pris ton chapeau ?
MARTEAU
Pourquoi ça, monsieur?
BOURDET
Pourquoi ça ? eh ! parbleu ! pour aller à la diligence chercher ces enfans ! lu devrais déjà être parti.
Là! qu'est-ce que je disais?
BOURDET
Eh ! le moyen de faire autrement ! puisqu'ils sont arrivés!... certainement, ça me gênera... mais ce n'est pas leur faute à ces enfans ; et puis , leur père mou^
^'îl^''^^''^'^^^^^ de Bruxelles >ii-ci)jef van de StadBrussel
n UNE BONNE RÉPUTATION.
rant qui me les recommande, qui me les confie, pour qu'ils ne tombent pas en de mauvaises mains... est-ce que je peux les abandonner ?,..
MARTEAU
Ces pauvres p'tits 1 c'est tout d'même vrai qu'ils n'ont plus qu'vous...
BOURDET
Allons, paresseux !.,. tu faisle sensible! tu t'amuses à pleurer ! Tiens, voilà de l'argent... prends un fiacre à l'heure... va et reviens vite... tu demanderas les petits Duclerc...
MARTEAU
Oui, monsieur.
BOURDET
Dépêche-toi... dépêche-loi...