AUTEL DES ANCÊTRES
des enfants; on les désignait simplement sous la vague rubrique de Mê-Do, Bô-Do (mère rouge), (père rouge). Dès que le fils a l’âge viril, la famille est constituée; elle tient son rang dans l’État; les parents peuvent mourir; ils auront une sépulture et leurs esprits seront en paix, car le culte leur sera assuré. Voilà pourquoi cette date est célébrée avec une grande pompe dans les familles. Tous les parents se réunissent autour d’un grand festin auquel on convie souvent tout le village.
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Outre le ten-tuc et le ten-goi, les hommes ont encore deux autres appellatifs qui sonl le « nom civique » et le len-hêm ou « nom caché ».
D’après les lois du royaume, une partie du terroire appartient au souverain, qui la cède moyennant certaines redevances (impôts fonciers et de capitation) à un certain nombre d’hommes valides, chargés de la mettre en valeur. Chaque commune a une liste de noms portés sur les actes par lesquels le roi distribue son territoire: ces noms sont donnés aux hommes rendus par l’Etat responsables des charges que ces cessions de terres imposent. Telle est la signification du nom civique ou tên-bô.
Quant au ten-hêm ou nom caché, c’est celui qu’on donne aux ancêtres au moment de leur mort et qu’on inscrit en lettres d’or sur les tablettes placées pour les représenter sur l’autel de la famille. On ne peut le prononcer sans faire une grave injure aux parents du défunt et sans s’attirer la malédiction des esprits.
BnOXZES.
CITADELLE DE NïNH-BINH.