PETITE RLDOUTE CONSTRUITE PAR LES CHINOIS
redoutes carrées, protégées par des murs en terre hauts de 2 ou 5 mètres et crénelés ; à l’intérieur la muraille est doublée d’un parapet également en terre qui court tout autour de l’enceinte et sur lequel montaient les soldats pour tirer par les créneaux.
A chacun des quatre angles de l’ouvrage se dresse un mirador dont le toit de paille dépasse un peu la muraille d’enceinte; c’est là que se postaient les sentinelles chargées d’observer la campagne. On a de la peine à se figurer comment un horfime pouvait demeurer pendant des heures dans ce frêle abri, tellement étroit qu’on ne peut s’y coucher, tellement bas qu’il faut y rester accroupi. Les pieux qui le supportent sont si longs et si minces qu’ils devaient osciller à chaque mouvement de la sentinelle; celle-ci se tenait, comme un coq sur son perchoir, en équilibre sur les cinq ou six
PROMENADE VERS DAP-CAE.
bambous horizontaux et très espacés les uns des autres qui constituent l’unique plancher de l’édifice.
En suivant la voie mandarine qui va de Bac-ninh au fleuve Song-eau, on fait une promenade charmante : la route, après avoir traversé les rizières, s’élève peu à peu pour serpenter entre des collines verdoyantes; de coquettes villas chinoises, à demi enfouies dans les arbres, semblent accrochées aux flancs des coteaux. C’est là que les grands mandarins chinois qui commandaient à Bac-ninh avaient fait construire leurs maisons de campagne; sui-