‹ Une campagne royaliste au "Figaro"Chapitre 125 sur 127 · LA SOUSCRIPTION DE L'ACTION FRANÇAISE · texte numérisé non relu

LA SOUSCRIPTION DE L'ACTION FRANÇAISE

On sait que tous les articles parus dans le journal LA ction française ont abouti à la publication d'une première liste d'argent versé pour la constitution de la caisse que nous réclamions. Cette liste splendide s'ouvrait par le nom d'un prince de la Maison de France et le don magnifique de S. A. R. Monseigneur le duc de Vendôme. Elle se développait, selon l'usage invétéré de l'Action française, par le vaste concours de toutes les bonnes volontés, de toutes les bourses, de toutes les classes, de toutes les conditions et de tous les âges. Cette reconstitution de l'unité morale pour une œuvre de guerre et surtout de victoire, a mis naturellement en rage l'anarchisme stipendié par la finance boche. Mais les bons citoyens, à quelque parti qu'ils appartiennent, pourvu que la Patrie leur apparaisse supérieure aux partis, se réjouissent avec nous du secours actif donné par les Français de l'arrière, aux Français qui se tiennent sur la ligne de feu.

De l'utilité de ce secours il est permis de juger, par ce fait que beaucoup de nos souscripteurs sont des combattants, officiers ou soldats, convaincus comme nous de la nécessité de donner à cette guerre nationale l'aspect profondément et fraternellement social qu'elle doit désormais comporter. On peut en juger aussi et dans le même sens, non seulement par ce que nous écrivent les intéressés du front, mais par ce qu'ils en écrivent de façon spontanée à leurs amis qui nous le communiquent. « Chacun, crayonne un chasseur à la poursuite de l'ennemi, chacun ici applaudit à l excellente idée de la création d'une caisse de primes militaires. Chacun a bon espoir dans la réussite de cette entreprise. »

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