‹ Une campagne royaliste au "Figaro"Chapitre 126 sur 127 · L'ALLEMAGNE DOIT PAYER. PAYER QUI? SON VAINQUEUR · texte numérisé non relu

L'ALLEMAGNE DOIT PAYER. PAYER QUI? SON VAINQUEUR

Elle réussira. L'élau du public le démonlre. J'ai foi, pour ma part, dans les raisons qu'en développent les journaux patriotes attentifs au courant d'idées qui se répand dans le public, dans le Parlement même, et au gouvernement. Je transcris le filet très net de l'Intransigeant :

L'Action française poursuit la réalisation d'une idée chère à Charles Maurras, et que nous avons à l'occasion défendue ici même : la Part du poilu.

Notre confrère publie aujourd'hui la première liste des souscriptions recueillies parmi ses lecteurs, qui dépasse 43.000 francs.

Il est extrêmement intéressant de noter que l'idée, plus ou moins modifiée, fait des progrès, même dans les milieux ministériels et parlementaires. On a vu le précédent ministre de la Guerre proposer le relèvement de la paie, pour qu'une part soit constituée en pécule à remettre au soldat à la paix. Un certain nombre de députés, d'autre part, étudient ou déposent des propositions de loi tendant à la constitution d'une Caisse des combattants.

Seulement, ces propositions n'ont pas encore le culot de dire carrément que cette Caisse devra être alimentée en principe par l'ennemi vaincu.

L'yn/;-a??s?(7ean< pense comme nous sur ce point capital. Notre confrère écrit :

Avec quoi alimenter ces réserves, sinon avec ce que les mêmes soldats auront gagné, par les efforts de leur tête, de leur cœur, de leurs bras, de leurs jambes, et la pointe de leur baïonnette?

On répète : « Il faut que l'Allemagne paie, » Bien, mais à à qui? l** A ses victimes; 2** A ceux qui l'auront vaincue.

Même faveur, même suffrage de notre confrère Céli, à l'édition provinciale de l'Echo de Paris.

M. Charles Humbert avait écrit dans le Journal, des

12i CONCLUSION.

conclusions remarquablement conformes à l'esprit de toute notre campagne :

...Il faut que l'Allemag.nk paie; il faut qu'elle restitue ce qu'elle a volé; il faut que, pour tout ce qu'elle a saccagé, elle fournisse l'équivalent, non pas seulement en argent, mais en nature.

M. Charles Bos a redit le même œil pour œil, dent pour dent à l'Heure, en faisant remarquer que les ressources de l'Allemagne suffiraient largement à désintéresser les Alliés.

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