‹ Une campagne royaliste au "Figaro"Chapitre 15 sur 127 · DIFFERENTES SORTES DE « COUP ». LE NUMERO UN · texte numérisé non relu

DIFFERENTES SORTES DE « COUP ». LE NUMERO UN

Pour commencer, il faut se garder de faire des réponses directes à qui demande « comment » le coup devra se produire. Il n'y a pas ici devoir moral ni matériel. Nous ne sommes liés par aucun itinéraire arrêté d'avance. En ce sujet, les circonstances sont maîtresses ; il est trop évident que notre effort doit s'y conformer et s'y adapter.

Le coup de force peut être frappé de haut et, moyennant un jour de crise, se réduire à l'opération deTalleyrand en 1814 ou de Monk en 1660. Celle de Talleyrand fut si parfaite quelle mériterait à peine le nom de « coup ». C'est un modèle de révolution gantée. Elle se passa en promenades de parlementaires et de diplomates. « La grande populace et la sainte canaille » ne s'en mêlèrent que pourapprouver, acclamer et ratifier. Ce que les auteurs libéraux appelleraient la soldatesque n'eut pas à bouger. Etant donnée la situation à laquelle la Révolution et l'Empire avaient acculé lepags, on ne pouvait mieux concevoir, ni manœuvrer plus heureusement : ce qui subsistait de pouvoirs subordonnés suffit à assurer le transfert du pouvoir suprême ( 1 ) .

(1) On verra au chapitre vni comment les Purs et les Saints du Sillon ont dénaturé non seulemert la pensée et la signification de celte page, mais, pour nous mieux calomnier, le sentiment dans lequel nous l'avons écrite.

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