LA PART DU COMBATTANT AUJOURD'HUI ET DEMAIN
IJE COMBATTANT EST l'oUVRIER DR LA VICTOIRE — LE COMBATTANT A DROIT A SA PART DU PRODUIT. — EN PLUS DES PENSIONS, DU COMPTANT. — CONTRE LE CAFARD. — LA PRIME AUX TROUPES d'ÉLITE. — AVANTAGES MILITAIRES, POLITIQUES, SOCIAUX,
L'Aclion française a donné le 15 avril la première liste des patriotes qui répondent à son appel pour la constitution d'une Caisse de Primes militaires, destinée dans sa pensée à acheminer l'opinion et les. pouvoirs publics vers le régime qui associera le combattant aux produits de la victoire, qui fera leur part aux poilus.
Cette manifestation de réalisme prévoyant arrive à son heure. Un courant d'idéologie dogmatique traverse, agite et obscurcit un peu quelques-unes des têtes dirigeantes des treize ou quatorze peuples armés contre la nation allemande. Lopinion publique, il est vrai, nen est pas touchée. Les journaux, les revues, les magazines ont beau la chauffer : l'opinion générale et en particulier l'opinion française, ferme dans son patriotisme, le demeure aussi dans le scepticisme, parfois amer, parfois demi-souriant, qu'elle oppose à des doctrines périmées. Mais le scepticisme, qui est une bonne défense immobile contre les idées fausses, najam.ais été un mogen de faire avancer une idée juste. Il faut d'abord la proclamer, il faut ensuite la propager. Face aux théolo-
giens humanitaires, gui enseignent le désintéressement à tous {hormis à leur parti) , nous voulons propager et imposer cette vérité, que cette guerre atroce doit être une guerre qui paie.
Envahie, décimée, spoliée, ravagée, la France n'a pas seulement droit à l'équivalent des maux de toute sorte qui lui ont été faits : il lui faut quelque chose d'analogue à ce qui est appelé en justice des dommages et intérêts. Il les lui faut proportionnels aux dommages, et donc t?'ès étendus.
Soit sous la forme d'indemnité en argent et en nature, soit aussi sous la forme de remaniements territoriaux subdivisant VA llemagne et 7ious fortifiant pour nous garantir d'invasions nouvelles, il faut à la France, à la France État, à la France JSation, à l'ensemble indivis de notre communauté présente et future, un règlement de cette guerre différent de tous ceux qui sont intervenus depuis 1 789 : il doit être substantiel, il doit être durable; une tranquillité profonde, dans une longue paix, doit en résulter pour les générations à venir.
Mais cet avantage serait incomplet sHl n'apportait aussi un bénéfice immédiat directement senti, au moins à ceux qui auront supporté la plus lourde charge de la longue campagne. Les soldats combattant.^ sont les ouvriers de la victoire. Ils l'auront produite. Ils doivent en avoir le prix matériel, tangible, évident.
Quelle déception scandaleuse si au retour d'Allemagne nos héros ramenaient, avec l'honneur et la gloire, la misère ou la gêne à leur foyer quitté! Les loustics de tranchées qui, lecteurs de M. Barbusse, osent demander au patriote : Pourquoi te bats-tu.!^ auraient alors beau jeu pour reprendre : Ehl bien, pourquoi t'es-tu battu ?
J'entends bien que M. le Président du Conseil a. annoncé du haut de la tribune, dans le beau langage un peu flottant dont il a le goût, que la patrie serait « large » envers ses défenseurs. Large de quoi? De pensions? Mais la pension,
gui est un remède à Vinvalidité et à la vieillesse, la pension, gui représente une garantie d'avenir, ne figure gu'une sûreté d'ailleurs nécessaire : elle n'est pas ce surcroît de vitalité, ce stimulant dans l'énergie gue détermine la perception d'un capital comptant, touché en une fois, et permettant au travailleur, au petit propriétaire, au petit commerçant de reprendre dans des conditions nouvelles le fil des affaires interrompues par Vinvasion.
Oh! je sais bien gue, sous des prétextes divers, tirés de l'incurie ou de l'inertie individuelle, l'État démocratigue n'aime pas procéder à ces versements en bloc : il aime mieux tenir le peuple par des annuités et lui donner figure d'obligé, de client et d'assujetti. Cela lui permet de trancher du patron magnifique. Mais c'est précisément pourquoi nous tenons au versement en capital. Il pourra rendre le Poilu indépendant du percepteur, du député et du ministre. Il pourra lui permettre de faire fortune s'il a de l'ordre, de l'initiative et de la chance. Créateur d'activité, le capital confère aussi la liberté. Nous ne voulons pas laisser asservir le meilleur du peuple français.
Les « largesses » dont on parle nous déplaisent aussi parce qu'on a l'air de les faire aux dépens de la France. Ah! non, par exemple. Il faut gue l'ennemi en fasse les fixais, ne serait-ce que pour déjouer à l'avance les propos des mauvaises langues répliquant à nos triomphateurs récompensés, qu'ils auraient eu des avantages tout pareils, ou supérieurs même, au moyen d'une bonne révolution sociale. Attribuer par voie administrative aux armées les dépouilles des citoyens convenablement pressurés par le fisc, ne ferait honneur à personne, et ce déplacement de fonds, découvrant Pierre pour couvrir Paul, n'enrichirait pas du tout le pays. Ce n'est pas à Pierre, c'est à Otto, à Bans, à Fritz, qu'il importe de prendre la juste indemnité de Paul. Il faut que Fritz, Hans et Otto le sachent et le voient : ce châtiment direct peut les moraliser et les mettre au pas pour longtemps. D'autre part, le poilu saura qu'il n'y a pas gue des sacrifices dans l'existence du citoyen, dans la carrière de Français.
s I.A l»\KT Dr C<>\[BATTAXT.
Les sacrifices, certes, ils sont beaux, ils sont nohlea. Ils ne sont pas nécessairement une duperie. Toutes les grandes religions ont enseigné aux hommes que la divinité les récompenserait de ce qu'ils faisaient clans les intentions les plus pures et les plus nobles. Toutes les morales honnêtes {je ne parle pas du kantisme et de ses dérivés) ont montré que le désintéressement n'était pas une attrape, et qu'on pouvait, qu'on devait même, faire le bien pour le bien, et en être pourtant rémunéré de façon éclatante.
Ces notions sont tourneboulées à l'heure actuelle, et elles profitent aux farceurs et bourreurs de crâne qui soyit la vermine de la chose publique. Mais nos soldats, .n longtemps mangés aux totos dayis les tranchées, voudront et sauront s'en défendre dans la vie civile.
Il y a une morale en action pour le citoyen autant que pour l'homme privé. Le sentiment en est perdu? Il faut le rétablir. De magnanimes serviteurs rapporteront la grandeur et la prospérité nationale à la pointe des baïonnettes : il faut que la patrie, en annonçant à nos héros qu'ils n'ont pas été des jobards, le leur prouve par un gage physique démontrant que yiotre lien social s'est reformé.
Plus tard, si le reste de Vindemnité de guer're est bien employé, nos vétérans admireront comme leur œuvre les canaux, routes, voies ferrées, monuments d' utilité nationale , aménagements économiques, scolaires et sociaux dont l Etat prévoyant aura tiré comme le vivant et éternel trophée de leurs victoires. Communes et provinces, enrichies, embellies, feront refleurir aux yeux des anciens soldats un paysage enchanté, né du fruit de leur peine et pétri de leur noble sang. A ce spectacle il ne faut pas qu'ils puissent faire un triste retour sur leur sort et dire avec une mélancolie amère, cet Et nous? douloureux que, déjà, provoque un peu trop souvent le spectacle des plaisirs insouciants de l'arrière.
Voyant chacun cogitent, heureux et prospère, l'ancien combattant de 1917 ne saurait être réduit à sa croix et à sa pension. Il devra se rappeler au contraire que lui aussi
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a bénéficié do sa part, et qu'elle a donné une imptilslon fnvorahle à ta repriae de son travail. Sa famille, illustrée par lui, doit se sentir aussi élevée, soutenue et accrue de lui. C'était une vieille règle en France autrefois qu'une famille ou un personnage honorés devaient avoir de quoi soutenir leur état et tenir leur rang nouveau. C'est ce que seule permettra la part du Poilu. Ceux, très rares, je crois, qui l'auront dissipée, n^auront qu'à se mordre les doigts. Les autres montreront avec orgueil le petit bien acquis, la maisonnette reconstruite, le mobilier complété ou réparé, soit par les prélèvements en nature venus d'Allemagne, soit par l'argent touché sur le vaincu.
Ces parts de guerre ont causé de tout temps une joie profonde au combattant, qu'il soit soldat, qu'il soit chef, pourvu que l'attribution soit régulière et faite avec autorité et ordre. On trouvera dans ce qui suit d'admirables lettres de soldats d' Algérie et de vieux marins, contant avec orgueil les émotions de leur jeunesse à la première prime touchée. Quelqu'un me disait il n'y a pas longtemps qu'oui retour de l'expédition Cousin-Montaaban, en Chine, un sien parent, qui avait aidé à couler une jonque, eut pour S071 lot la somme rondelette de 700 et quelques francs. Revenu au pags, il y avait fait bâtir une petite maison que les siens habitaient naguère; il a fallu l'invasion boche pour les en chasser en 1914. La maison de la jonque est aujourd'hui ruinée par les obus de la Bochie, mais pendant soixante ans elle aura été le monument du produit de la guerre. // ne fallait pas demander au vieux soldat s'il y avait une patrie, ou s'il gagnait quelque chose de la servir! Quand il avait épuisé toutes les hautes raisons d'g croire et qui ne persuadent que les cimes supérieures, il montrait aux pauvres esprits frappés de la plus naïve interprétation matérialiste de l'histoire les murs et les poutrelles qui soutenaient son toit : là-dessous il y avait encore du patriotisme, du militarisme, et du bon!
Il faut que la jjatrie se voie, il faut que la patrie se sente. Il faut que son bienfait devienne ar(ssi sensible au
cœur et à la chair, que les effroyables épreuves que nous a valu l'infortune d'être des Français du xf^^ et du xx^ siècles, au lieu d'être nés au xvii^, au A'V/* ou dans la première partie du xviii^. Mais ce but général de la restauration du sentiment français sera bien mieux apprécié encore si l'on comprend que sa poursuite généreuse permettra d'atteindre des objectifs]} lus prochains et plus nécessaires : en faisant œuvre juste et patriotique pour l'avenir, nous ferons aussi œuvre de pnlriotisyne et de justice pour le présent immédiat, car d'abord nous contribuerons à éteindre parmi nos combattants le mouvement de jalousie sociale qu'on essaye de lui inspirer contre l'ouvrier d'usine mis à l'abri et bien payé pour la plus nécessaire des tâches ; ensuite, on fournira, partout ou s'insinue le moindre « cafard », le moyen de relever instantanément le moral et de rendre au soldat français l'état d'esprit digne de lui.
Ceux de nos lecteurs qui ont vu nos premiers articles s'en rappellent les premiers effets. Un commandant lisant à ses hommes noire proposition de la Part du Poilu, voyait tout aussitôt les yeux briller, les visages soucieux se détendre et les fronts s'éclairer comme si les nuées de l'Allemagne philosophique s'en envolaient. Un sous-officier nous disait :
Vous tombez juste... Après la guerre, mes champs seront en friche, ma situation perdue, moi-même je serai infirme ou perclus de rhumatismes, si je suis encore vivant, et les impôts seront encore bien plus lourds.
Que pense le Poilu quand on n'a à lui offrir pour le dédommager que de grands mots?
Le Droit, la Liberté, la Civilisation, l'Humanité, que tout cela s'est usé dans la tranchée !
Tandis que si vous pouvez lui montrer qu'il se bat un peu pour lui-même, qu'il aura sa part des richesses boches...
Et ces soldats paysans du Limousin et de la Gascogne {qui écrivaient en parlant du rédacteur de /'Action française qui n'a jamais été à pareille fête) : Aqui un brabe orne
Ah! voilà Un brave homme... Partout oh l'on se bat, partout ou Von souffre, les sentiments n'ont pas varié, niVeffet produit.
Mais cet effet doit être solide. Il doit produire à son tour toute sa conséquence jusqu'à la victoire, qu'il doit accélérer, en intensifiant le combat. Pour cela l'idée doit apparaître avec une certitude absolue, un sérieux complet, une bonne foi sans reproche. Si elle avait figure de simple promesse, ou même d'un de ces droits théoriques et légaux (auxquels le pays croit si peu désormais !) elle perdrait le meilleur de son efficacité. Il faut que Vidée soit un fait. Il faut que le fait soit acquis. Pour garantir /e tu l'auras, il faut un tiens, et un bon tiens.
C'est à quoi nous avons songé en conviant nos amis à constituer la Caisse des Primes militaires.
Car on retrouve ici Vinévitable loustic des tranchées, le raseur armé d' antimilitarisme et de philobochie : « Les Boches! Les Boches! On ne les a pas encore! Et, si on les a, jusqu'à quel point les aura-t-on? Et qu'est-ce que tu en auras, toi, malheureux? »
C'est contre ce doute assassin qu'il faut s'armer de faits précis, exemplaires, irréfutables. Le plus simple et le plus frappant de tous doit consister à montrer aux soldats d'autres soldais déjà pourvus, déjà chargés de ce bénéfice tangible établissant que leur courage sublime n'a pas été le scandale de la raison. La patrie restera leur débitrice, sans doute ; mais elle ne sera pas cette ingrate que les anarchistes ont représentée.
Assurément, nous n'inventons rien. Comme nous Vécrit un député soldat, le marquis de la Ferronnays :
Aux armées. — De tout temps et dans toutes les armées, on a récompensé par une prime en bonnes espèces sonnantes les coups de main audacieux qui rapportaient au commandement des renseignements sur l'ennemi. Il est donc tout naturel d'associer l'arrière à cet usage qui, fort heureusement, reste en pratique. Quoi qu'en pensent certains puritains, V a Honneur » et le«. Courage » n'y perdront rien.
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C'est ainsi qu'il existe des primes pour les prisonniers faits, pour les mitrailleuses et les canons enlevés, même pour les fusils ramassés.
Mais il est à peine utile de dire que les mesures établies ne sont pas encore étendues à tous les ras, et qu'une foule d'actions d'éclat et de hauts faits demeurent par la force des choses absolument gratuits. Il est temps que la nation, dans son initiative privée, s'occupe d'alimenter le plus largement possible une caisse qui permette de généraliser une méthode utile et juste en elle-même, rendue plus juste et plus nécessaire encore par la durée et la violence de cette guerre. Nos corps d'élite, ces corps francs levés dans nos divisions, profiteront naturellement les preyniers de la situation nouvelle; ils sont les premiers au 'danger, mais au fur et à mesure que le trésor grossira, toute l'armée combattante en bénéficiera graduellement à son tour.
Comme nous l'avons cent fois expliqué, les Français feront ainsi librement, spontanément, une avance sur l'indemnité boche, et si matériellement les souscripteurs n'ont certes pas à espérer de rentrer dans leurs fonds, ils les retrouveront au point de vue moral dans une très large mesure.
Par l'action exercée sur l'armée, ils lui prouveront leur vigilance, leur attention passionnée, leur admiration ardente^ et ce nouvel élément de force intérieure se retrouvera dans les coups assénés par nos troupes à l'envahisseur.
Par l'action exercée sur le pays lui-même, les liens joarfois un peu distendus entre le front et l'aiTiére se resserreront, la pensée de la guerre repi'endra quelque chose de sa première gravité tragique d'août 1914, et cette pensée raisonnée, rendue sensible par de nouveaux sacrifices consentis, pèsera utilement sur les politiciens, sur les partis, sur leurs manœuvres et leurs intrigues, pour les contraindre à cette bienheureuse et immobile sagesse, qui est une des conditions de notre victoire.
Enfin, par l'action exercée sur les pouvoirs publics :
Imit suuscrijtteur à la Caisse des récompenses vitlitaires sera moraleinent intéressé à ce que la France ne se laisse pas berne}' à la paix. Tout citoyen ayant fait un surcroit de sacrifice matériel {souvent des plus pénibles), sera plus prompt à exiger que tous nos sacrifices soient dignement et suffisamment compensés. La paix infructueuse et désintéressée rêvée par des fous ou par des sots dangereux, aura dans le pays autant d'adversaires militants qu'il y aura eu de bons citoyens empressés à porter leur premier butin à nos soldats. Et ainsi la liste des donateurs de la Caisse des récompenses militaires se trouvera former une véritable Ligue Politique pour la Part de la France et du Poilu...
« J'ai donné tant, dira toute cette France honnête, juste, patriote, j'ai donné tanipour ajouter à la récompense de nos armées. J'ai le droit d'exiger que vous, i^tat, État victorieux, vous obteniez des Boches pour les distribuer à la Patrie et à ses enfants une juste part du produit de leurs magnifiques travaux.
Ainsi l'œuvre actuelle nous ramène à son point de départ : la guerre qui paie, la guerre qui n'est pas une duperie pour les Français.
îVos lecteurs jugeront par l'esquisse rapide de ce résumé de notre pensée, les conséquences quelle comporte. A^ous les conjurons de nous aider à la réaliser.
CHARLES MAURHAS.
Avril 1917.
N. B. — Les articles réunis daus ce volume ont paru dani le journal L'Action française du 2'6 octobre 191(5 au 15 avril 1917.
La victoire sera ou ne sera pas. Si elle est, elle donnera tout ce qu'on pourra lui demander d'utile et de sage. Face au sophisme pacifiste, qui, sous prétexte de stériliser la guerre, la ferait renaître avant peu, nous ne cessons de répéter de cette victoire bénie :
Qu'elle paie ses hommes! Qu'elle paie ses nations! Qu'elle dédommage ses tristes victimes jusque dans la cinquième et sixième génération !
De ce côté-ci de l'Europe, les choses vont bien. Elles iraient peut-être mieux, si l'on eût parlé davantage aux armées et aux peuples de la splendeur des dépouilles, de la richesse du butin. Bonaparte était Bonaparte : il n'en montrait pas moins à ses soldats l'opulence des plaines à conquérir. Et nos troupiers, qui sont les plus idéalistes des hommes, n'en chantent pas moins qu'il y aura la goutte à boire la-haut... Je ne crains rien pour la fortune des Alliés, que la méconnaissance de ces simples vérités. Malgré leur évidence, elles ont le malheur d'être en contradiction soit avec les idées, soit au moins avec un vocabulaire qui court surtout de noire côté : le vocabulaire du
sloïcibiue ou du kauLisme humuniluire; il a déjà cuùlé Lieu du sang.