ARMÉE NATIONALE ET ARMÉE DE MÉTIER
Celle-ci a sa paie, et, cette paie touchée, elle reçoit mainte satisfaction purement militaire. Une nation tout entière armée, payée cinq sous par jour et ne pouvant l'être davantage, doit pouvoir espérer de se payer sur l'ennemi. On n'a pas attendu les Boches pour s'en aviser. Je les ai cités les premiers parce qu'ils sont là vivants,
SOUS notre main et qu'ils montrent comment des hommes du XX* siècle peuvent être excités au métier militaire; mais nos pères romains, qui avaient aussi une armée nationale, en réalisaient de même les conditions.
Ils donnaient des terres aux légions. La chose de l'armée était donc la chose publique. Et la conquête de l'État était aussi, en partie notable, la prime personnelle de l'individu combattant.