‹ Une campagne royaliste au "Figaro"Chapitre 55 sur 127 · AUX RÉCOMPENSES · texte numérisé non relu

AUX RÉCOMPENSES

A plusieurs reprises, au cours de ces réflexions, les succès obtenus par nos armées, et que de brillants bulletins annonçaient, nous ont convaincu davantage de la nécessité qu'il y avait de les réduire en faits.

La reprise de Vaux après celle de Douaumont, le succès éclatant de la division f^ardemelle dans la fameuse journée du 24 octobre, celui de la division Andlauer qui a marché ensuite, ont accentué la gratitude émue du pays envers les combattants qui se sont dévoués à sa délivrance. Chefs el soldats, que tous reçoivent nos remerciements et notre hommage ; mais que ces beaux mercis, cet hommage sincère ne s'en aillent pas en fumée.

Plus que jamais au lendemain d'une victoire, il importait de donner à la reconnaissance de la patrie une forme réelle, ce sens effectif, solide, matériel qui créera aussitôt un stimulant de plus pour d'aiitres victoires prochaines.

Dites clairement que vous n'avez aucune fausse honte, et que la France du xx* siècle, non plus que celle du xvn" siècle, ne craindra de réaliser les justes bénéfices de la victoire. Ajoutez qu'à ces bénéfices, il n'est pas une armée, pas un corps, pas une division, pas un régiment, pas un soldat qui ne doive être intéressé largement, généreusement. Les hommes sont partout les hommes. Il ne faut pas traiter l'homme français comme s'il était étranger aux nécessités les plus légitimes de cette vie.

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