‹ Une campagne royaliste au "Figaro"Chapitre 60 sur 127 · LES MACHINES · texte numérisé non relu

LES MACHINES

Une autre, plus puissante et plus précieuse encore sera constituée par l'outillage agricole et industriel possédé en abondance et avec excès par l'ennemi. Là il importe de n'avancer qu'avec beaucoup d'ordre, en adoptant une règle telle que le prélèvement opéré puisse favoriser l'industrie et l'agriculture françaises, sans produire un effet d'annihilation chez le peuple vaincu, qui doit rester solvable. Ce qui subsiste de recrutement régional, ce qui pourra en être rétabli après l'armistice, pourra-t-il permettre une forme de partage attribuant, par arrondissement, canton et commune, tels et tels lots de machinerie aratoire, dont l'Allemagne nouvelle est richement pourvue, et dont la vieille France est encore trop démunie ? La justice ne serait peut-être pas absolument satisfaite de ce système, qui aboutirait à faire bénéflcier de la guerre, non les unités combattantes, mais (ce qui n'est plus la même chose) l'ensemble des régions dont elles seraient originaires.

Mieux vaudrait donc sans doute, rapporter ce matériel en France, le vendre aux Français et partager le prix entre les combattants. Les soldats agriculteurs ou industriels qui désireraient se porter acquéreurs se verraient naturellement assurés de traitements préférentiels.

options, etc., de manière à pouvoir acquérir gratuitement ou tout comme.

Je n'oublie ni les librairies, ni les bibliothèques des grandes villes et des villes d'université. Tout cela peut servir à la remise en train de la France.

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