‹ Une campagne royaliste au "Figaro"Chapitre 73 sur 127 · UN ÉLÉMENT DE LA VICTOIRE · texte numérisé non relu

UN ÉLÉMENT DE LA VICTOIRE

force, qui se querellent, s'opposent et se contre-balancent dans les rédactions des sophistes et les palabres des rhéteurs, se combinent ici de manière à s'affermir l'une par l'autre. Que souhaiter de plus ?

Le concours du public et celui des intéressés étant bien acquis, il n'y a plus qu'à désirer celui de la grande presse, la presse d'information parisienne. Un de nos cimis, « sous-oflicier très courageux », dit la citation brillante qu'il a méritée aux combats d'octobr 1916, écrit à Plateau :

Certes, Maurrasa raison, et beaucoup de journaux à grand tirage feraient mieux de causer de cela, que de raconter des histoires impossibles sur ce qui se passe sur le front et au combat; ces journalistes-là font des récits et des articles si extraordinaires que les Français sont arrivés à croire que Ton est presque aussi heureux aux tranchées que chez soi. Dans ces conditions, le public trouvera di'ôle que vous demandiez à ce que les combattants aient des bénéfices de guerre, puisque ces journalistes-là nous représentent presque aussi heureux que si j'étais chez moi, faubourg Saint-Honoré.

Donc, continuez à mener cette campagne qui ne manque pas d'intéresser les combattants.

Parbleu! On est surpris ou tout au moins on pourrait l'être de voir tant de journaux à grand tirage, hésiter encore devant la propagande d'une vérité d'évidence immédiate. Où l'on estplus étonné encore, c'est quand tous les praticiens de la surenchère électorale et sociale deviennent plus muets que poissons à l'énoncé d'une idée populaire et juste. Il est vrai que notre « justice sociale » est nationale aussi.

D'abord elle ne se rend pas aux dépens des Français ; ensuite elle touche aux gros sous des Boches chéris. Nous sommes de grands sacrilèges. Nous offensons des scrupules très délicats.

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