‹ Une cause célèbre; drame en six partiesChapitre 21 sur 102 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

LE SÉNÉCHAL

Leur ménage était troublé depuis longtemps par des scènes violentes qui désolaient d’autant plus la pauvre Madeleine qu’elles avaient pour cause une jalousie injustifiable.

LE COMTE

Mais l’accusation portée aujourd’hui contre Jean Renaud tombe d’elle-même, puisqu’il était au camp.

LE SÉNÉCHAL

Il est venu chez lui, la nuit dernière.

LE COMTE

Prenez garde, monsieur, vous avancez là un fait bien grave, car, fût-il innocent du crime d’assassinat, en abandonnant son poste, Jean Renaud aurait encouru un châtiment sévère*

LE SÉNÉCHAL

Je n’avance rien dont je ne sois sur, monsieur le comte.

LE COMTE, Il remonte et s’adresse à Chamboran.

Faîtes appeler Jean Renaud (Allant à des officiers qui se tiennent dans le fond.) Approchez, messieurs. J’ai besoin que vous entendiez ce qui va se dire, et que vous, capitaine, vous en dressiez procès-verbal.

Les officiers s’approchent. L’un d’eux fait signe à un soldat qui entre dans la tente et rapporte de quoi écrire.

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