DEUXIÈME PARTIE
CHAMBOR AN.
C’est vrai, c’est bien vrai, cela, tout le régiment est prêt à l’attester avec moi.
LE SÉNÉCHAL, bas au comte, en s’approchant de lui.
L’enfant est là, monsieur le comte.
LE COMTE, bas.
C’est bien!... (Haut, regardant Jean en face.) Jamais VOUS n’avez manqué, dites-vous, à votre devoir ?
JEAN RENAUD, hésitant.
Mais, non, mon colonel.
LE COMTE, au sénéchal.
Faites venir l’enfant.
JEAN RENAUD, se redressant brusquement.
L’enfant? De quel enfant parlez-vous ?
LE COMTE
Du vôtre !
Ma fille !... Elle est ici !... Ma fille !...
Il veut s élancer au-devant d’elle.
LE COMTE, l’arrêtant.
Restez !... Je vous l’ordonne... Et plus un mot !... Attendez maintenant que je vous interroge, et tenez-vous d’abord à l’écart.
JEAN RENAUD, s’éloignant.
Ah ! pourquoi les balles m’ont-elles épargné !
C1IAMBORAN.
Tor enfant va te justifier... Elle dira combien tu les aimais, elle et sa mère.
Adrienne est amenée par Marthe à qui le sénéchal est allé fairo
signe.