‹ Une cause célèbre; drame en six partiesChapitre 32 sur 102 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

LE DUC

Ah! tu ne peux pas nous les donner toi-même?

CHAMBORAN

Pardon, monsieur le duc, mais que feraient vos laquais pendant que je vous les donnerais?

LE DUC

Et qu’est-ce que tu fais, toi, pendant qu’il nous les donne?

CHAMBORAN

Moi? rien du tout, mon général.

Gomme d’habitude.

CHAMBORAN, avec bonhomie.

Gomme d’habitude, oui, mon général.

LE DUC, sèchement.

C’est bien... nous causerons de tout cela tout à l’heure, va-t’en.

^ CHAMBORAN

Oui, monsieur le duc, c’est justement l’heure de ma troisième ni ne.

troisième pipe.

Ah! Chamboran!

Il s’éloigne'.

LE DUC

CHAMBORAN

Monsieur le duc !

LE DUC

Je n’ai pas pris de café à déjeuner.

CHAMBORAN

Tiens!... Ni moi non plus... Je vais réparer mon oubli.

Il sort.

LE DUC

Vous le voyez, impossible d’en rien obtenir. Gela ne peut durer ainsi.

ADRIENNE

Ne vous fâchez pas, monsieur mon père, je vais te faire apporter ton café tout de suite.

Elle sort.

LE DUC, la regardant sortir.

Vous devez trouver Adrienne bien changée après ces deux années d’absence.

RAOUL

Mademoiselle Adrienne est toujours charmante.

LE DUC

Oh ! maintenant, c’est une^grande personne, bonne à marier.

RAOUL, troublé.

Oui, oui, et peut-être bientôt?

LE DUC

Quand nous aurons trouvé un parti vraiment digne d’elle, je lui veux un beau nom.

RAOUL

Et une grande fortune sans doute?

LA DUCHESSE

Ceci est indispensable par le temps qui court.

LE DUC

Par tous les temps, ma chère. Il faut d’ailleurs qu’elle tienne dignement son rang à la cour.

RAOUL, soupirant.

C’est juste.

ADRIENNE, rentrant suivie par un domestique qui porte un plateau.

ue quoi parliez-vous ?

ol

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