‹ Une cause célèbre; drame en six partiesChapitre 50 sur 102 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

LE DUC, hésitant.

Ab! c’est un... eh! bien... Monsieurle duc... Madame la duchesse... j’ai l'honneur de vous demander pour M. le chevalier de Langey...

LA DUCHESSE

La. main de votre fille, mademoiselle...

LA CHANOINESSE

Mademoiselle Adrienne d’Aubeterre!... voilà... c’est fait!

LE DUC

Hein?... plaît-il ?

LA DUCHESSE

Vous avez dit : Adrienne?

ADRIENNE, à part.

Ah! Valentine, la force m’abandonne!

V ALE N TI N E

Et moi je suis bien tranquille, va!

LE DUC

Ainsi, chevalier, vous aimez mademoiselle d’Aubeterre?

RAOUL

Monsieur le duc... c’est pour cela que je voulais partir... m’exiler!

LA CHANOINESSE

Et quand vous êtes arrivés tout à l’heure, la nouvelle de ce départ attristait bien fort notre Adrienne.

LA DUCHESSE

Que ne le disais-tu, méchante? Tu nous as ôté le mérite de consentir à ce mariage... avant que madame la chanoinesse n’ait enrichi son filleul.

ADRIENNE, l’embrassant.

Ma mère!

LA CHANOINESSE

Voilà une belle et bonne parole, madame la duchesse.

Eh! bien, mon général, que dites-vous de la façon dont j’ai mené cette petite campagne-la?

^ LE DUC

Je dis... madame... que nous sommes battus (Tendant îa main à Raoul.) et enchantés de l’être.

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