‹ Une cause célèbre; drame en six partiesChapitre 84 sur 102 · CINQUIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

CINQUIÈME PARTIE

leur, à la honte éternelle, au désespoir immense de cette pauvre fille, qui ne peut plus douter maintenant et qui se dit : mon père est un assassin !

LA DUCHESSE

Ah! c’est encore de notre Adrienne que vous vous souvenez.

D’ Adrienne, oui I Elle souffre, elle pleure, elle se désespère ! Elle ! elle ! !

LA DUCHESSE

Mon enfant !

VALENTINE, comme en délire.

Je ne veux plus de ces toilettes, de ces parures ; je ne veux pas aller à cette fête ; de quel front m’y présenterais-je?

LA DUCHESSE

Calmez-vous, Valentine. Il s’agit pour votre père et pour vous des plus graves intérêts. Je suis forcée, moimême, d’assister à cette réception ; je vous y présenterai et quand nous aurons gagné votre cause auprès de M. de Choiseul, j’obtiendrai aisément de M. de Mornas qu’il vous permette de revenir auprès de notre chère malade.

VA LENTINE.

Oh ! oui, je la reverrai. Il ne faut plus qu’elle pleure. Ce n’est pas elle qui doit se condamner au désespoir et aux larmes ! Ce n’est pas elle, madame... ce n’est pas elle ! !

LA DUCHESSE. c

A bientôt, Valentine, nous viendrons vous prendre le duc et moi quand arrivera le moment de la présentation... A bientôt!..*

Elle l’embrasse et sort.

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