II. DE SAINT-CERAN
Ainsi donc... si elle devenait votre femme... vous me promettriez de la rendre heureuse?..
EMMERIC.
Ab ! je vous le jure, et sur l’honneur!
M. DE SAINT-CERAN, lui prenant la main.
C’est bien!.. (Froidement.) Elle est à vous!
EMMERIC et HECTOR, pouuant un cri.
Comment !
M. DE SAINT-GERAH.
Je vous la donne...
EMMERIC.
Comment, Monsieur?
M. DE SAINT-CERAN , avec force.
Elle est à vous avec cent mille écus de dot., c’est tout ce que j’ai pu obtenir maintenant., nous verrous plus tard...
Permettez!., permettez!.. Moi, qui me mêle d'afljires et qui en fais mon état., je ne les mène pas si bien ni si promptement, et je vous prie de me donner encore votre recette.
M. DE SAINT-CERAN.
La voici ! Je vous ai annoncé que i’aimais ma filleule... prcsqu'autantque vous, c’est tout dire. Elle m’écrivait parfois... car elle écrit très bien, et quoiqu’elle ne me parlât jamais de son cousin... je me doutais... et vous aussi peot-étre. qu’elle l'aimait beaucoup; la preuve c’est que sa maladie, l'année dernière, a commencé le jour où son père lui a parlé de projets de mariage avec un riche propriétaire du Médoc, et apprenant le voyage de Paris, j’ai voulu le jour même de l’arrivée aborder la question.
HECTOR , se frottant les mains.
C’est cela même!.. A l’abordage!.. (A part.) J’adore les marins !
EMMERIC.
Et qu’a dit M. Gérant beau?
H. DE SAINT-CERAN.
Ce qu’il a dit?.. Il y a mis de la franchise, H a refusé net...
EUUERIC.
0 ciel !..
K. DE SAINT-GERAR. b
Et m'a même prié assez brutalement, moi, l'ancien ami delà famille, moi, le parrain de sa fille, de ne pas insister sur ce chapitre.
HECTOR
Diable! j’aTooe que je m'en serais allé.