‹ Une chaire de médecine au 15e siècleChapitre 118 sur 126 · Platter (Félix et Thomas), à Montpellier · texte numérisé non relu

Platter (Félix et Thomas), à Montpellier

Notes de voyage et de séjour de deux étudiants en médecine bâlois publiées d'après les manuscrits originaux appartenant à la Bibliothèque de l'Université de Bàle [Montpellier, chez Camille Goulet, 1892; tiré à 190 exemplaires).

98. PoaRO (G.). — Spese per l'università di Pavia nel 1498 {Arch. st. iomb., 1878, p. 107).

99. PoRTAL. — Histoire de l'Anatomic et de la Chirurgie. Paris, 1770.

Mathieu DE Gradiuus, naquit à Grade, ville du Frioul, près de Milan. Il était de l'illustre famille des comtes de Ferrare, du nom de sa patrie. Il étudia la médecine, et s'y distingua de bonne heure. Il jouit d'abord d'une grande réputation dans sa patrie : ensuite, il fut appelé à Pavie pour y professer la médecine. La duchesse de Mantoue le fit son premier médecin : il jouit de cet avantage pendant plusieurs années, et mourut en 1480 (sic).

Mathieu de Gradibus a traité plusieurs point d'anatomie avec assez de clarté et de précision. Il traite : De Anatomia oculi. — De Anatomia auris. — De Anatomia nasi. — De Anatomia dentium. — De Anatomia pectoris et pulmonis. — De Anatomia fellis. — De Anatomia splenis. — De Anatomia intestinorum. — De Anatomia renum et vesicfB. — De Anatomia matricis.

SïENON paraît avoir puisé dans Mattheus de Gradibus son sentiment sur les ovaires des femmes qu'il prétend être de même nature que ceux des oiseaux. Notre auteur dit que les testicules des femmes sont deux œufs (duo ova) couverts de petits corps glanduleux. Il est étonnant que ce sentiment ait été si longtemps inconnu. Graaf, Verreyen, Littre, fameux médecins, se sont appropriés ce système par leurs recherches, et sans presque se citer mutuellement, quoiqu'ils se soient copiés les uns et les autres; c'est ainsi qu'un chacun s'empare du travail d'autrui. Dans le cours de cet ouvrage, on verra bien d'autres découvertes dont les vrais auteurs n'ont pas eu le mérite. Ce serait ici le cas de rappeler le vers ingénieux de Virgile : Sic vos, non vobis. »

A l'article Ste.non, Portai ajoute :

« Stenon commente ici le mémoire que je viens d'analyser (06servaliones ova viviparorum spectantes). Il a donné la description anatomique des œufs de plusieurs animaux, et les a fait représenter dans une planche particulière.

« Stenon n'est pas l'auteur de ce système, encore moins Graaf à qui quelques-uns en accordent la gloire ; Hippocrate a parlé de l'œuf humain: sa description est vague à la vérité; celle d'Aristote est plus expressive : M.\tuieu de Gradibus en a parlé pertinemment. »

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