Intra cannuhiiu
2. Iliera, médicuinents composés. Les grands liiera étaient des coniposi
simple de plusieurs espèces et mastic préparé, deux parties; myrrhe, une partie; miel, quantité suffisante. Faire des suppositoires de médiocre dimension, mais assez épais;
Le suppositoire sera beaucoup plus efficace s'il est fait avec une racine d'iris enveloppée dans un morceau de laine, lequel sera cousu puis trempé dans la composition ci-dessus formulée, à laquelle on ajoutera huile de lys, de rue ou de scorpions. Voici encore une formule pour suppositoires très actifs : i^. amandes amcrcs, ij. Feuilles de rue, pulpe de colloquinte, an. 3. i. Musc, safran, an. j. 5. Moelle de cerf dissoute; bdelion', en petite quantité et dissout dans du vin blanc. Ces suppositoires seront longs et appliqués sur l'anus. On les renouvellera toutes les heures, et ce, pendant cinq heures consécutives. Que si, en raison même de l'activité de ces médicaments, S. M. éprouvait de la douleur, l'indication serait de l'atténuer par un suppositoire renfermant des substances ad hoc^ en ayant soin toutefois de ne pas choisir de substances qui mettraient obstacle à l'écoulement du sang. En effet, j'ai en vue ici ces hémorroïdes chez lesquelles il faut favoriser la sortie du sang, celles qui à époques fixes forment une tumeur et donnent alors lieu à une hémorragie, ou bien arrivent à l'état de tumeur mais ne coulent pas. On fera par exemple un suppositoire avec une racine de chou ou de blette, ou mieux encore avec une racine de raifort, que l'on plongera dans de l'huile de rose additionnée d'un jaune d'oeuf ou l'huile de violette. Voici un moyen de faire sortir sans grande douleur les hémorroïdes sourdes et latentes. Faire un suppositoire en se servant des mêmes racines que précédemment qu'on enveloppera dans de la laine, et qu'on laissera tremper dans de l'huile de pêche, de crisomille, etc. On traite quelquefois les hémorroïdes sourdes par l'incision et la cautérisation et, pour ce faire, il est diversprocédés et inventions. Quelquefois encore on emploie la ligature des hémorroïdes, mais il est besoin dans toutes
lions compliquées. (V. Leclerc. Chir. d'Albucacis, p. 13). Il y avait l'hiera de ellébore (fllébore noir, coloquinte, castoreum opoponax, myrrhe, cannelle, spica nard, plusieurs labiées, miel.); — l'hiera de Rufus (coloquinte, assa fœttda, persil sauvage, poivre, safran, cannelle, etc.); — l'hiera picra de Galien (aloès, cannelle, safran, asarum, spica nard, mastic et miel.) 1. Bdelion, gomme résine du Balsamodcndron apicanum.
ces interventions d'une irbs grande liabileté, et je n'ose ni louer ni conseiller semblable pratique sur une si Illustre Majesté. Souvent, en effet, j'ai été témoin d'accidents au cours de ces opérations. Si donc les hémorrhoïdes sont apparentes et sourdes, et si l'on a dessein de les dessécher et d'en amoindrir le volume, sans crain te alors on peut recourir à ce médicament qu'on appliquera sur trois ou quatre des veines tuméfiées, en ayant soin toutefois d'en laisser une intacte : ^. Antimoine, 3. i. 5. Corne de cerf brûlée, corail, hématite, encens, an. 3. i. Ajouter huile de myrte. Oindre les veines avec cette mixture au moyen d'une compresse. En très peu de jours, les hémorroïdes auront diminué de volume. Veut-on les faire disparaître complètement? Ceci est possible, à condition pourtant qu'elles ne soient ni anciennes ni sujettes à donner du sang à époque fixe. Ce doivent être exclusivement hémorroïdes se tuméfiant périodiquement et occasionnant des douleurs vives. Dans ce cas, on peut user du môme Uniment mentionné plus haut, en y joignant unelégôre saignée de la veine basilique. On donnera auïsiles potions appropriées dont parle Avicenue à la fm de son chapitre des Liquides, après avoir traité des médicaments à appliquer sur les hémorroïdes.
Et parmi ces potions, il prescrit, à prendre dans la boisson, legalbanum' secet pulvérisé à la dose de 3. ij. dans une potion d'absinthe ou de plantain, ajoutant que le galbanum, pris sous celte forme, fait disparaître les hémorroïdes dont il vient d'être parlé. Il ajoute encore que si l'on prend de cette potion par trois fois, les hémorroïdes ne récidivent pas. Quant à moi, je n'oserais pas conseiller à Sa Majesté Royale la dose de 3. ij. en une seule fois. Je serais d'avis qu'Elle commençât par la dose de 3. ij. pour atteindre celle de. 3. i. et qu'Elle n'augmentât pas cette dernière. Et cela suffit pour les hémorroïdes sourdes et qui ne donnent pas de sang.
C Pour celles qui au contraire saignent très abondam-
1. Galbanum, gomme résine de la Fcrula galbuniflua. Pour donner une idée de la phraséologie médicale de l'époque, nous dirons qu'elle était considérée oômme chaude au troisième degré, sèche au second et comme ayant une attraction forte.
ment, la première indication pour arrêter ce tlux de sang consiste dans un régime approprié. En effet, il faut craindre tout ce qui est susceptible de produire l'inflammation, exercices corporels où intellectuels'; s'abstenir des aliments, boissons et médecines trop subtils et excitants. La nourriture sera non seulement très styptique, mais il faudra veiller à ne manger que des aliments légers afin de conserver la liberté du ventre; car si les fèces venaient à durcir, elles pourraient au moment de leur évacuation occasionner des accidents. Ces règles observées, une autre indication consiste dans une diversion par une légère saignée de la basilique^ par des ventouses posées sur les régions hépatique ou splénique, par une émission sanguine nasale. Si le sang est trop aigre et trop subtil, par suite de son mélange avec la bile, comme il arrive souvent, on aidera sa digestion ; on le refroidira et on le rendra plus épais, au moyen de sirops, breuvages et autres médecines composées à cette intention; puis on s'occupera de l'évacuation de la matière aigre. Le sang est-il aqueux, ce qui est mauvais, il le faudra sécher avec certains médicaments que je n'indique pas, laissant ce soin aux très excellents médecins de Sa Majesté Très Sacrée. C Cependant, je vais mentionner ici quelques médecines tant pour l'usage interne que pour l'externe, ayant pour effet de resserrer les pores des veines et d'épaissir le sang. Et en premier lieu je mentionnerai dans la première catégorie les mirabolans confits, citrons, chebutli, et la préparation de scorie de fer de Razès. Car, si deux fois en la semaine on en prend 3. i. 5. dans de l'eau de plantain, ou dans de l'eau ayant bouilli, on en retirera grand avantage. Que si, à l'écoulement de sang, se joint de la difficulté pour évacuer les fèces, on pourra prendre 3. i. de bdelion en pilules; deux suffiront. Pour l'usage externe, et afin de faire contracter les veines on appliquera l'onguent suivant : ly : noyaux de dattes, noix de cyprès brûlé, corail rouge, hématite préparée, environ. 3. i. acacia, terre scelléft^ encens, santal blanc, glands, enve-
1. Pour un chef d'État, le régime est sévère, semble-t-il, et peut faire sourire. > r
. 2. Terre scellée ou encore bol, terre sigillée. On désignait ainsi des terres argileuses employées comme absorbantes et antiputrides, auxciuellcs on donnait des formes diverses et dans lesquelles on imprimait un cachet (si-
loppes de grenades, semences d'euphorbe ol de plantain, an. s. "5. Ajouter suc de menthe et basilicon. De celte mixture oindre les hémorroïdes. Et si, au flux do sang s'ajoute de la douleur, voici un remède qui m'est particulier : chercher de ces ver? à cent pattes qu'on appelle encore porccllions et qu'on trouve dans les endroits humides, dans les huches, par exemple, ou bien des scarab(^,es. On les pilera avec soin, puis on les fera bouillir et longtemps dans de rhuile de graines de lin en quantité suffisante. De ce Uniment on oindra les veines tuméfiées. Pour atténuer encore ces douleurs, et en même temps resserrer les veines on prendra un bain de siège dans la décoction suivante : ly". plantain, fleurs et feuilles de bouillon sauvage, aii. "1 . i. graines de lin, "t. 5. enveloppes de grenades, balaustes, galles, nénufars, ah u]^. 5. Faire bouillir le tout dans de l'eau et du vin noir styptique jusqu'à évaporation d'une moitié. Et de. tout cela je suis satisfait et prêt à en écrire plus long et à m'étendre davantage sur ce sujet, s'il est besoin,