POUR UN CATARRHE AVEC CRACHEMENT DE SANG
Ce malade, qui se porte généralement bien en été, souffre en hiver d'un catarrhe aigu avec difficulté respiratoire et fièvre. Il lui arrive en outre de cracher, après une légère quinte de toux, une certaine quantité de sang, le tiers environ d'une assiette creuse. Ce sang vient de la trachée, dont quelques veines sont irritées et déchirées, et non pas des poumons. « En effet, de l'avis unanime des médecins^ l'hémorragie pulmonaire n'apparaît qu'après de grands efforts de toux, ce qui n'est pas le cas chez ee malade. » Pour expliquer le catarrhe trachéal et pulmonaire, Ferrari fait intervenir « la chaleur du foie, du cœur et des reins, et un sang devenu bilieux ». Le traitement consiste en précautions à prendre contre le refroidissement. Il faut vivre dans un air tempéré; en effet, si le froid ne convient pas, une atmosphère trop chaude est nuisible, la respiration y devenant pénible. Dans la chambre à coucher, il est excellent de brûler des parfums, d'user de fumigations*. On fera de l'exercice, des promenades à pied, mais saris exagération, pour éviter les palpitations de cœur; puis on aura recours aux frictions. « Il sera bon, pour provoquer les mouvements de la poitrine, de réciter et de parler à haute voix. » Comme médication interne, sirops adoucissants, potions expectorantes. Prises par la voie nasale de poudres médicamenteuses. A l'extérieur, contre le catarrhe, ventouses, bains minéraux, sulfureux ou ferrugineux
naturels ou artificiels, mais pas de bains de pétrole. Contre l'hémorragie, repos absolu au lit, dans une atmosphère froide, po lions ferrugineuses et styptiques froides.
le. Les dessins que ligalion au lit <lu ravail du ninlecin.