XXXIX. C POUR UNE RESPECTABLE DEMOISELLE DE GÊNES
SOUFFRANT d'uNE DOULEUR AU COTÉ AVEC FIÈVRE, DU FAIT DE LA MATIÈRE CATARRHALE.
Voici l'observation : « Celte jeune fille, âgée d'environ vingt ans, est d'une complexion sanguine avec mélange d'une notable quantité de bile au sang. Le cerveau est humide et catarrheux. Il y a deux mois que la malade souffre d'une fièvre continue, laquelle se déclara le lendemain même de l'apparition des règles qui furent cette fois plus abondantes que d'ordinaire. Pendant un mois, on crut à une putréfaction sanguine avec augmentation de bile dans le sang. Le mois suivant on mit cette fièvre sur le compte des règles. On fit une saignée qui ne fut suivie que d'une légère soif, sans mal de tête et sans sécheresse de la langue. Mais du premier jour à l'époque actuelle, la fièvre a toujours été intense, surtout pendant le mois où nous sommes. De plus, des douleurs ont fait leur apparition, douleurs allant de la clavicule gauche en haut, jusqu'à la terminaison des côtes en bas, et tantôt fortes, tantôt légères. Elles apparaissent au toucher et dans les mouvements d'inspiration. D'après ces signes, il est à présumer qu'une matière avec ventosités est renfermée dans les muscles et dans le pannicule qui recouvre les côtes ' et qu'une notable quantité de matière catarrhale venue du cerveau y est aussi descendue. En outre, depuis quelques jours il existe une toux opiniâtre avec rejet de matière flegmatique, visqueuse et mucilagineuse, mélangée d'une ccrtaincquantité de matière catarrhale globuleuse et putréfiée. Le pouls est rapide, fréquent, mais de force normale. Les idées sont nettes, l'estomac fonctionne bien, comme aussi l'intestin. Les urines, d'abord citrines, devinrent couleur rouge sombre; quelquefois elles sont claires et peu denses, sans dépôt , d'autres fois, après l'absorption de médicaments aidant à la digestion, elles deviennent épaisses avec dépôt. » Tel est le cas soumis par écrit à Matheus. Il est difficile.