La plèvre
dit noire auleur; et il se plaint a cum rovcrcntia » que la personne qui lui a fourni des renseignements sur la malade ne se soit pas étendue sur certains points. La fièvre a-t-elle des rémissions? La malade a-t-elle ou non dos sueurs? Les urines renferment-elles de la bile? Autant de points intéressants qui ne sont pas signalés. En somme, il attache la plus grande importance à la douleur du côté gauche et à la matière flegmatique épaisse et putréfiée rejetée par la. toux. « Ce dernier symptôme, dit-il, demande à être traité avec soin, car c'est lui qui par sa permanence entretient la fièvre. »
Nous avons reproduit le début de cette consultation intéressante en ce sens qu'on peut essayer de faire ici un diagnostic rétrospectif. Nous inclinons à croire, malgré le peu de signes fournis, qu'il s'agissait chez cette jeune fille d'une pleurésie enkystée, suivie de vomique. Nous laissons de côté la partie thérapeutique.
Dans la Practica, au chapitre Pleurésie, nous trouvons un cas qui présente quelque analogie avec le précédent.
« Je vis en l'année 1466, à Pavie, un jeune homme qui après une pleurésie fut pris d'une toux très pénible laquelle persista durant dix ou douze jours sans expectoration. C'était une petite toux continue, empêchant le malade de dormir, boire et manger, et de fait, il reposait à peine et absorbait très rarement un peu de nourriture. Enfin, pendant un mois, il expulsa par la bouche une grande quantité de matière sanieuse. C'était le fils de maître Mathieu de Anfosio, docteur et chevalier. Il fut guéri à la louange de Dieu ^ »