‹ Une chaumière et son curChapitre 30 sur 38 · JENNY · texte numérisé non relu

JENNY

Oui, j'en conviens, je suis tremblante.

WOLSET.

Et d'où vient donc cette frayeur a vue ici vous inspire , semble vous dominer ?

JENNT.

je n'ose vous le dire...

le deviner?

Quel Et qu

Ne pouv

wolsey, à part. Pauvre enfant! elle redoute ma colère, ou plutôt elle craint de me voir malheureux! allons, ne soyons pas généreux à demi , ne lui laissons pas même la douleur d'un regret ou d'un remords. (Haut.) Jenny, écoutez-moi !

JENNY, s'approchant de lui vivement. Me voici !

WOLSEY. Depuis hier, j'ai réfléchi.

jenny. Et moi aussi!

wolsey. J'ai vu combien il était peu sensé à moi de songer à vous épouser.

JENNY, à Sarah. 0 ciel !

wolsey. Ma raison , que j'ai fini par écouter, m'a démontre tous les inconvéniens d'un pareil mariage ; m'a prouvé que je ne devais plus vous aimer, du moins comme je faisais... etquandune résolution me paraît juste et raisonnable , vous le savez, Jenny, quoi qu'il m'en coûte , je sais la tenir... ainsi, mon enfant, que la crainte de m 'affliger ou de me faire de la peine ne vous empêche pas de faire un choix... je vous rends votre liberté , comme je vous demande, de mon côté, à reprendre la mienne.

(Il va s'asseoir auprès delà table.)

jenny, à Sarah. Ah! c'est fait de moi!

SARAH Vlà ce que c'est d'attendre si long-temps... les hommes font comme nous... ils changent d'idée!

jen\Y, bas. Que veux-tu que je lui dise maintenant?

SARAH, bas. Rien... il ne veut plus !

(Haut, et passant auprès de JVo'sty.) Et cependant, tout à l'heure encore il me semblait que milord...

wolsey. Il suffit , Sarah , laissez-nous! j'ai maintenant à parler en particulier à otre maîtresse.

SAItAII.-Oui, milord... (./ pari, en s'en a/tant.) Ali ! mon Dieu! quel dommage!.. (Eiie sort pur le- fond.)

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