JENNY
Oui, j'en conviens, je suis tremblante.
WOLSET.
Et d'où vient donc cette frayeur a vue ici vous inspire , semble vous dominer ?
JENNT.
je n'ose vous le dire...
le deviner?
Quel Et qu
Ne pouv
wolsey, à part. Pauvre enfant! elle redoute ma colère, ou plutôt elle craint de me voir malheureux! allons, ne soyons pas généreux à demi , ne lui laissons pas même la douleur d'un regret ou d'un remords. (Haut.) Jenny, écoutez-moi !
JENNY, s'approchant de lui vivement. Me voici !
WOLSEY. Depuis hier, j'ai réfléchi.
jenny. Et moi aussi!
wolsey. J'ai vu combien il était peu sensé à moi de songer à vous épouser.
JENNY, à Sarah. 0 ciel !
wolsey. Ma raison , que j'ai fini par écouter, m'a démontre tous les inconvéniens d'un pareil mariage ; m'a prouvé que je ne devais plus vous aimer, du moins comme je faisais... etquandune résolution me paraît juste et raisonnable , vous le savez, Jenny, quoi qu'il m'en coûte , je sais la tenir... ainsi, mon enfant, que la crainte de m 'affliger ou de me faire de la peine ne vous empêche pas de faire un choix... je vous rends votre liberté , comme je vous demande, de mon côté, à reprendre la mienne.
(Il va s'asseoir auprès delà table.)
jenny, à Sarah. Ah! c'est fait de moi!
SARAH Vlà ce que c'est d'attendre si long-temps... les hommes font comme nous... ils changent d'idée!
jen\Y, bas. Que veux-tu que je lui dise maintenant?
SARAH, bas. Rien... il ne veut plus !
(Haut, et passant auprès de JVo'sty.) Et cependant, tout à l'heure encore il me semblait que milord...
wolsey. Il suffit , Sarah , laissez-nous! j'ai maintenant à parler en particulier à otre maîtresse.
SAItAII.-Oui, milord... (./ pari, en s'en a/tant.) Ali ! mon Dieu! quel dommage!.. (Eiie sort pur le- fond.)