SCENE V
SARAH , JENNY, sortant de la porte à droite, puis WOLSEY, dans unfauteuil, à gauche, auprès de la table.
SARAH*. Oui , mademoiselle, il est là qui vous attend; domiez-lui une bonne parole.
JENNY. Je né demande pas mieux ; mais c'est si difficile à dire : ne me quitte pas , resteprës demoi. (S'approchant timidement de Wolsey .) Milord , je.ne m'attendais pas au plaisir de vous voir de si bonne heure. WOLSEY, qui a tressaillien entendant sa voix, se 1ère et la snlue froidement. Je suis bien indiscret, peut-être.
JENNY. Oh! jamais... vous savez bien que quand je vous vois je suis heureuse! WOLSEY, froidement. Je vous remercie .
jenny, bas à Sarah. Il n'a pas l'air content.
SARAH. Dites-lui quelque chose de mieux encore.
JENNY, se rapproche de lui, et après un instant d'hésitation lui dit. Votre soirée d'hier a-t-elle été brillante?
WOLSEY, toujours froidement. Très-brillante. . ,
jenny. Il ne vous est rien arrive en route ? .
WOLSEY, de même. Un accident dont ce n'est pas la peine de vous parler.
JENNY, timidement. Et pourquoi donc?
TOus savez bien que tout ce qui vous concerne... {avec émotion) me touche et m'intéresse... (plus tendrement) que rien de vous ne peut m' être indifférent.
WOLSEY, froidement. Oui , je connais votre bon cœur.
JENNY, basàSarah. Il ne comprend pas ; je ne peux cependant dire mieux.
SARAH, de même. Vous ne parlez pas assez clairement.
.JENNY. Tu crois! (Se rapprochant de lui.) Milord... .
WOLSEY, avec un peu d impatience, lin bien!... que me voulez- vous?
JENNY. avec embarras. Je ne sais, j aurais voulu vous dire, vous apprendre... ^
SARAH, l'encourageant tout bas. C'est cela.
JENNY. Ca n'est pas ma faute, milord, mais c'est si difficile à vous avouer ! SARAH, de même. C'est bien.
WOLSEY, avec calme. Je vous comprends, Jenny , ma présence vous embarrasse.
* Sarah , Jenny, Wolsey.
JENNY, naïvement. C'est vrai.
wolsey. Vous avez un secret que vous n'osez me confier.
JENNY. Ah! milord...
wolset, lui prend la main , elle s'arrête avec timidité.
Aia de Céline.
C'est un secret qui tous tourmente , Et pèse là, sur votre cœur !...