‹ Une cigale au Salon de 1883Chapitre 22 sur 52 · CLOVIS II · texte numérisé non relu

CLOVIS II

Les courtisans, en flots pressés, viennent te voir, O petit roi placé sur un trop large trône ; Tu fronces le sourcil;" ta jeune âme s étonne; Ne sachant pas encor ses droits et son devoir.

Jeté parmi les Francs, à quoi sert ton pouvoir ? Comme un mâle guerrier la pourpre t'environne ; Il te manque les soins et l'amour que Ton donne Aux enfants qui n'ont pas d'honneurs à recevoir.

Tu devines trop tôt qu'uile couronne pèse; Tes regards, que l'on sent exprimer le malaise, Pressentent-ils, ici, de perfides desseins?

Tu voudrais te lever, quand il faut que tu restes;

Tous ces adorateurs te paraissent funestes ;

Ils t'envoient des baisers, pourtant, avec les mains,

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SUCHETET

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