‹ Une cigale au Salon de 1883Chapitre 31 sur 52 · LES TROIS GRACES · texte numérisé non relu

LES TROIS GRACES

Respirant l'air frais du matin, Sur l'herbe fraîche en la prairie, Trois femmes nous charment soudain.

Mais laquelle est la plus jolie ?

Leur teint, à merveille, s'allie A la couleur de leurs cheveux ; Leur chevelure se déplie, Sur elles, en bonds tortueux.

Les trois couleurs de la nature, Lexhâtain, le noir et le .blond Montrent ici leur teinte pure.

L'Amour, ce jeune polisson, Oui, de plaire, a toujours le don.

Aujourd'hui se gratte l'oreille ; Elles charment à Tunisson Et chacune est une merveille.

On les appelle les trois Grâces.

En n'en voyant, sur le chemin, Qu'une seule, on suivrait ses traces„ Admirant son aspect divin.

Mais, ensemble, le choix est vain :

L'A,mour hésite, comme nn homme.

Paris lui-mâme, dans sa main, Indécis, garderait la pomme

Respirant l'air frais du' matin, Sur l'herbe fraîche, en la prairie.

Trois femmes nous charment soudain.

Mais laquelle est la plus jolie?

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