LA RELIGIEUSE
Lorsqu'on est parvenu sur les hautes montagnes Où de hardis chasseurs, seuls, avec peine vont, On rencontre la rose, ainsi qu'en nos campagnes» Au milieu des glaciers, des abîmes sans fond
Rouge comme le sang, elle est pleine de vie, Loin du monde moqueur, vivant en liberté; Aux rayons du soleil elle s'ouvre ravie Et meurt, presque toujours, dans sa virginité.
Jeune nonne ressemble à cette fleur sauvage , Cherchant le paradis de ses beaux yeux d'azur. Elle aspire, jolie, à l'éternel veuvage Et cèle les trésors de son corps jeune et pur.
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