‹ Une cigale au Salon de 1883Chapitre 36 sur 52 · HECTOR LEROUX · texte numérisé non relu

HECTOR LEROUX

SAGRARIUM

Loin de tous les regards, dans le clair sanctuaire Où nul mortel, jamais, ne saurait pénétrer, Quel ensemble inouï d* attraits à célébrer!

Quel spectacle attachant un gai soleil éclaire !

La vestale, à Tabri d'indiscrets curieux.

Met à nu ses bras blancs, entr'ouvre sa tunique, Et, chaste, poursuivant sa toilette pudique.

Elle demeure encor un charme pour les yeux.

Que de païens pensaient, en voyant les vestales , Aux appâts merveilleux devinés dans leurs corps î Et, longtemps, ont rêvé des splendides trésors Perdus à tout jamais de ces vierges si pâles.

Combien auraient bravé tous les dieux infernaux Pour venir, un matin, jusqu'à la sacHstie, Et les voir se laver, pleines de modestie, Ne fût-ce qu'un moment, à travers les carreaux.

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