‹ Une cigale au Salon de 1883Chapitre 49 sur 52 · AUX BORDS DU RUISSEAU · texte numérisé non relu

AUX BORDS DU RUISSEAU

Sous les arbres, comme une fleur,

Chère au cœur.

On aperçoit une fillette;

Elle vient pour puiser de Feau

Au ruisseau.

Qu'elle est belle la mignonnette !

Le soleil est dans ses cheveux.

L'air heureux, Elle tient une cruche verte ; L'eau lui servira de miroir

Pour se voir, Et baignera sa bouche buverte.

Elle est à l'âge triomphant

De l'enfant, Où tout parait beau dans la vie ; Possédant jeunesse, gaité

Et santé, Son doux sourire est sans envie.

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