‹ Une cigale au Salon de 1884Chapitre 13 sur 53 · L'USINE A GAZ · texte numérisé non relu

L'USINE A GAZ

SONNET

Les charriots blindés de fer, coffres mouvants, Apportent dans la cour la matière enflammée Qii'on retire des fours, à moitié consumée ; Et le coke se fait de ses charbons brûlants.

De rudes ouvriers, travailleurs vigilants.

Jettent des seaux pleins d'eau sur la masse allumée ;

On les voit au milieu d'une épaisse fumée,

Noirs comme des démons, les membres ruisselants.

Paris comme l'usine est bien une fournaise ; On y sent le travail comme un feu sous la braise Ayant pour aliments : le corps, l'esprit, le cœur ;

Le plaisir est au bord ; au fond, la grande ville Doit à son dur labeur incessant et fertile De jeter dans le monde une immense lueur.

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