‹ Une cigale au Salon de 1884Chapitre 18 sur 53 · GRIVOLAS · texte numérisé non relu

GRIVOLAS

LES FLEURS D'OPHELIE

Ophélie a passé par là comme un fantôme ; Ses rosiers sont jolis à voir auprès des eaux ; Ils répandent dans l'air un délicat arôme.

Ik paraissent, aux yeux, gais et toujours nouveaux; Ophélie a cueilli ses fleurs par habitude ; Roses vous ne pouviez pas alléger ses maux.

Le malheur est venu frapper d'un coup si rude Son cœur, que son esprit s'égare et que ses yeux Semblent ne plus avoir la moindre inquiétude.

Sur sa bouche voltige un souris gracieux, Quand elle prend des fleurs pour se parer la tête. Les eaux s'ouvrent pour elle en un linceul pieux.

Que les rosiers sont beaux sur la rive muette.

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