‹ Une cigale au Salon de 1884Chapitre 19 sur 53 · L^ GARNISON QUITTE BELFORT · texte numérisé non relu

L^ GARNISON QUITTE BELFORT

L'ennemi n'a pas pu les battre ; Ils élèvent haut leurs drapeaux ; La lutte fut opiniâtre; Ils ont arrêté les corbeaux Qlii sur nous accouraient en foule.

Ainsi qu'un torrent qui s'écoule, En emportant tout avec eux :

Les villes comme les armées, Qyand les trahisons innommées Livraient le pays malheureux.

Cependant on s'arme, on résiste, Et quelques glorieux succès Viennent, dans le désastre triste, Sauver l'honneur du nom Français.

Nul n'a mieux lutté que ces braves.

Au prix des périls les plus graves, Sur la brèche toujours sans peur ; Ils ont gardé pour la Patrie Belfort, cette ville chérie. Où se brisa l'envahisseur.

Ils passent fiers ; on les salue.

L'étranger admire, surpris, La petite troupe invaincue ; Tous ces visages aguerris.

Et c'est avec terreur qu'il pense Qp'après les jours de défaillance, La France de nouveau debout Aura de fières relevailles.

Et, pour les prochaines batailles, Un peuple en armes, prêt à tout !

TOULMOUCHE

rÊTE-A-TÉTE

L'amour est comme un chant divin Qjii trouble l'âme et vous caresse ; Qu'on ne peut écouter en vain.

L'amour est comme un chant divin.

Devant eux est un souper fm :

Ils ont plutôt Ëiim de tendresse.

L'amour est comme un chant divin Qui trouble l'âme et vous caresse.

L'amour est plus doux que les fleurs ; Son parfum vous monte à la tête, Et glisse jusqu'au fond des cœurs.

L'amour est plus doux que les fleurs.

lis en ressentent les ardeurs ; Jeunes tous deux ils lui font fête ; L'amour est plus doux que les fleurs ; Son parfum vous monte à la tête.

TOULMorCHK

Ti

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