‹ Une cigale au Salon de 1884Chapitre 31 sur 53 · LÀ DEFENSE DU FOYER · texte numérisé non relu

LÀ DEFENSE DU FOYER

Le guerrier est debout, le front haut et terrible ;

Devant sa femme et son enfant n présente son corps aux coups comme une cible ;

Le glaive à la main, il attend.

Malheur à qui voudrait exdter son courage ;

D parait si fier et si fort, Qu'on s'attend à le voir bondir, tout plein de rage,

Le bras prêt à donner la mort.

Le fauve paiement, cerné dans son repaire.

Se retourne sur les chasseurs;

Ils triomphaient. Soudain, leur sang rougit la terre ; Des griffes déchirent leurs coeurs.

Le foyer qu'on défend excite le plus lâche ;

Et les braves, plus valeureux, Se montrent si vaillants dans cette noble tâche,

Que le vainqueur compte avec eux

Et souvent, en voyant leurs ardentes prunelles, Il doute à nouveau du succès ;

Il ne recherche plus de nouvelles querelles, Et part heureux de ses hauts faits.

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