‹ Une cigale au Salon de 1884Chapitre 32 sur 53 · L ENFANT PRODIGUE · texte numérisé non relu

L ENFANT PRODIGUE

Lui dont l'or autrefois éblouissait le monde. Dont les femmes venaient mendier le baiser, N'est plus qu'un mendiant que l'on voit mépriser ; D doit gagner son pain dans un travail immonde.

Tous les jours dans les champs il garde les pourceaux. Où donc sont les concerts et les longues nuits folles? Sirènes, vous aviez de bien douces paroles, Lorsque le vin coulait à flot sur ses vaisseaux.

n voudrait revenir, triste et plein de fatigue. Vers le nid paternel, comme un oiseau blessé, Et prés de son vieux père, oublier le passé; Mais quel accueil peut*on faire à l'enfant prodigue ?

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