‹ Une cigale au Salon de 1884Chapitre 36 sur 53 · COURSE DE T4UREAUX (ESPAGNE · texte numérisé non relu

COURSE DE T4UREAUX (ESPAGNE

Il s'est élancé dans Taréne, Le fort taureau, mi-blanc, mi-roux, Les yeux tout remplis de courroux ; Il court où sa rage l'entraîne.

En vain, l'alerte picador.

Dont on vante partout l'adresse, D'abord tout coquet se redresse Dans son costume frangé d'or;

Il faut s'enfuir ; la bête arrive Avec les cornes en avant.

Et son galop est effrayant Car la colère encor l'avive.

Les lances, les banderillos Ne peuvent l'arrêter en route ; 11 s*élance, le sang dégoutte Au milieu d'immenses bravos.

AIMH MIIHOT

COfliSK DE TAIIRtiAUX

.On voit par terre ses victimes.

De pauvres «malheureux chevaux Dont il éventra les boyaux Lui font des dépouilles opimes.

Le picador sur son coursier, Un instant, en vain, Tinquiète ; D'un coup de sa puissante tête Il jette à bas le cavalier.

Le cheval soudain se redresse, Frappé par les cornes au cœur; On l'entend hennir de douleur.

Le chulo rempli de souplesse,

Attentif au combat toujours.

Alors que son cheval l'entraîne.

Va, d'un bond, sauter dans l'arène; Au picador porter secours.

Bravo, bravo! la fête est belle.

On aime, taureau, ton travail ; On t'admire sous l'éventail ; On est heureux ; le sang ruisselle !

^tÊÊÊÊm ^ m mr ii -ir'"— ■*" ' ^' -■ ■ :^^-a-^i^*'^^*e— ^^^n^— -— >-~:^-^^^^

ROSSET GRANGET

Page 1