SIXFOURS
C'est midi ; le soleil chauffe sur le coteau ; Les arbustes brûlés souffrent du manque d'eau ; L'ofivier, toujours vert, est tout blanc de poussière ; Près des rhododendrons, par la chaleur grillés, Sous des cieux que Ton voit sans cesse ensoleillés, En juillet, le soleil verse trop de lumière.
Sixfours est tout en haut avec ses toits rougis; Aucun des habitants ne quitte son logis.
Seul, un troupeau de porcs à cette heure, qui reste Sur le coteau brûlant, broute quelques chardons. Sans doute dans un coin, à l'abri des rayons, Le pâtre, quelque part, doit faire la sieste.