LE CORTEGE DES VESTALES FUYANT ROME
Les barques lentement glissent le long du Tibre Et les arbres croient voir passer des cygnes blancs ; Qpel nid peut abriter ces pauvres cœurs tremblants Ces vestales cherchant un coin de terre libre?
La ville incendiée et les palais fumants Ont dans la nuit qui vient d'ardentes étincelles. Elles partent avec tous leurs Dieux avec elles, En crainte des Gaulois ces hardis conquérants.
Ainsi qu'on aperçoit dans le ciel le nuage
Aller sans savoir où, balloté par Forage,
Les prêtresses s'en vont sur le fleuve au hasard ;
Sur les ondes leur nef doucement se balance, Et poursuit son chemin au milieu du silence ; Rome reverra-t-il le cortège qui part?
LESREL