‹ Une cigale au Salon de 1884Chapitre 51 sur 53 · L'AGE DE PIERRE · texte numérisé non relu

L'AGE DE PIERRE

Nous luttâmes longtemps dans un combat épique! Les trois quarts de nos chiens gisaient autour de nous. Les cris de l'ours faisaient une horrible musique ; Il fallait éviter ses embrassements fous, Et plus d'un se trouva dans un moment critique.

Sa griffe fait à tous de grands trous dans la chair, Car il faut quelquefois, corps à corps, qu'on résiste ; Nos armes dans les airs brillent comme l'éclair : On le frappe sans cesse, on le suit à la piste ! Mais ses membres semblaient aussi durs que du fer.

Il est mort! père, vois devant toi notre chasse; Femmes, voici de quoi garnir votre foyer:

Apportez-nous du vin, que le corps se délasse ; Comme nous avons vu comme il faut batailler. Nous pouvons près de vous sans honte prendre place.

M-« LA VILETTE

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