L'AGE DE PIERRE
Nous luttâmes longtemps dans un combat épique! Les trois quarts de nos chiens gisaient autour de nous. Les cris de l'ours faisaient une horrible musique ; Il fallait éviter ses embrassements fous, Et plus d'un se trouva dans un moment critique.
Sa griffe fait à tous de grands trous dans la chair, Car il faut quelquefois, corps à corps, qu'on résiste ; Nos armes dans les airs brillent comme l'éclair : On le frappe sans cesse, on le suit à la piste ! Mais ses membres semblaient aussi durs que du fer.
Il est mort! père, vois devant toi notre chasse; Femmes, voici de quoi garnir votre foyer:
Apportez-nous du vin, que le corps se délasse ; Comme nous avons vu comme il faut batailler. Nous pouvons près de vous sans honte prendre place.
M-« LA VILETTE