‹ Une civilisation du mielChapitre 35 sur 41 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

qui toujours apparaissent sous forme d’ilots ethniques au milieu des populations voisines de race différente et sont partout en voie de disparition.

Restés au stade de collecteurs de produits he dépourvus de toute ressource fixe et ne pratiquant que la petite chasse, les Guayakis ont été maintenus par ces conditions précaires d’existence dans un état social très inférieur. Divisés en petites hordes, sans bases fixes, ils errent sans cesse à la recherche de leur subsistance. Leur culture matérielle, strictement utilitaire, est une des plus pauvres de l’Amérique du Sud, intéressante surtout par son caractère négatif, par l’absence d’une foule d’éléments faisant rar ment défaut aux autres populations indiennes.

Le miel et la cire tiennent une place considérable dans l'existence des Guayakis. Les deux tiers des objets qu'ils connaissent sont destinés à la récolte ou à la conservation de ces deux produits. Le miel est leur principal aliment, le seul dont ils aient toujours une petite réserve ; la cire remplit pour eux le rôle de l’argile et leur sert encore à divers autres usages. Leurs pistes sont jalonnées de ruches éventrées. Privés de cette ressource régulière les Guayakis seraient réduits à se nourrir de substances végétales peu nutritives et du produit incertain de leur chasse.

Cette civihsation du miel représente une des formes les plus intéressantes et les plus rudimentaires de vie forestière.

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