‹ Une clinique Grecque au Ve siècleChapitre 8 sur 9 · Arch. Zeitnnrj, 1881, pl. 8, p. 187 (C. Robert · texte numérisé non relu

Arch. Zeitnnrj, 1881, pl. 8, p. 187 (C. Robert

4. Furtwaengler, Vasensamml. im Antiquarium, n° 2326, p. 62b (dem Brygos verwandl).

5. Le poil des chiens est indiqué en noir délayé jauni, comme le pelage du lièvre sur l’aryballc de la collection Peytel.

qui a vu la fin de la carrière de Douris et la maturité de Brygos, après la seconde guerre Médique, entre 48o et 46o av. J.-C.

Tenterons-nous d’aller plus loin et d’établir un lien entre notre aryballe et l’œuvre signée d’un des grands céramistes contemporains ? Je vois bien, par exemple, entre la célèbre coupe de Douris, 1 Intérieur d'école, et notre Clinique grecque plusieurs points de rapport ; je

constate que les groupements de personnages par deux ou par trois1 2, que l’art de varier les attitudes 3 y sont analogues. On pourrait faire valoir aussi que l'œil plus correctement dessiné de profil, lindication des parties pileuses sur le corps nu, l’emploi du noir délayé et jauni, enfin la souplesse du dessin, la recherche du décor familier sont des traits usités, non seulement dans les produits de la dernière manière du peintre Douris, mais encore dans l’atelier du fabricant Hiéron3. D’autre part, nous avons rapproché de l’aryballe Peytel des peintures qu’on a été tenté d’attribuer à l’atelier de Brygos, comme l'Ambassade auprès d'Achille. Mais ces ressemblances sont-elles de nature à autoriser une identification d’auteur, à justifier le choix d’un nom de fabricant connu ? N’y a-t-il pas là cette communauté de style et d’allure qu’on trouve à toutes les époques entre des peintures contemporaines P Je préfère, pour ma part, me soustraire aux hardiesses faciles des attributions sans preuves et laisser à ce joli vase les mystères de l’anonymat. Qu’il me suffise d’avoir montré que c’est une très belle œuvre d’art, d’en avoir déterminé I ecole. et la date.

Avant d’achever, mentionnons encore un sixième aryballe à figures rouges, qui prouve la survivance de cette forme archaïque

1. Voy. Pottier, Catalogue, p. 83p. Le rythme de l’aryballc Peytel consiste à placer un personnage plus petit ou assis entre deux autres plus grands qui le dominent, ou inversement. Quand on prend le vase en main et qu’on le fait tourner, on a presque toujours sous les yeux un motif ternaire : le médecin assis entre deux malades debout, l’homme pansé entre deux personnages assis, le malade assis entre deux hommes debout, l’esclave entre deux clients. Chaque groupe se présente comme une métope à trois personnages. Cf. Pottier, Etude sur les lécythes blancs, p. 121.

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