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“HCOLONIE FÉODALE
trad, Cie N ! " I EN AMERIQUE rudit mille 1603-1880 ne.
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lition COLONIES FÉODALES DE L'AMÉRIQUE.
Sr Le n . , » « . s arine Lorsque les Espagnols envahirent l'Amérique, ils s'em-
arcrent des personnes autant que du territoire, et les - par Bopulations indigènes se trouvèrent mêlées avec les vain-
jueurs en une si forte proportion, qu’elles exercèrent une nfluence considérable sur cette nouvelle formation sociale. lais au Nord il n’en fut pas de même, et les colonies nglaises, françaises et hollandaises, en poussant dans l’inrieur les sauvages clair-semés, installèrent sur un tertoire vacant, non pas une société nouvelle, mais une brolongation de la société européenne.
Celle-ci était encore organisée, à cette époque, sous le égime féodal; ses colonies furent donc la transplantation lu mécanisme féodal sur des terres nouvelles. Il convient ême d’ajouter qu’il ne pouvait en être autrement; et ce joint n’a pas échappé à la perspicacité de l’un de nos plus lustres savants, M. Léopold Delisle :
Comment eût-on procédé, dit-il, dans les temps féodaux, l'établissement d'une colonie fondée sur un sol vierge?
u Nos émigrants eussent été conduits par un chef. Nous l’appellerons seigneur suzerain; ce chef se ré-
Évy:
À udio
e sur
lonie
servera quelques portions du territoire de la colonie par exemple : l'emplacement des meilleurs port celui des chäteaux les plus importants; de vas
forêts, de grandes prairies, etc., etc. ; il partageral
reste du sol entre ses principaux compagnons; le li de chacun constituera un grand fief; ce fief sera sou vent composé (de terres éloignées les unes des ar tres, etc., etc... Ceux quirecevront ces grands fiei (les vassaux), seront sous la dépendance immédiate di
, souverain, ils tiendront en chef ou nuement de «M . dernier, ils lui feront hommage... Les tenants «
chef imiteront la conduite de leur suzerain: ils retier dront dans leurs mains une partie de la terre qui leu
. a été inféodée: avec le reste ils établiront en favew
de leurs propres vassaux de petits fiefs qui relèveron d'abord d'eux-mêmes, ensuite du seiyneur suzerair: si nous les envisageons dans leurs rapports avec celui ci, nous les appellerons : « arrière-fiefs ». Ils soi soumis à des obligations qui seront analogues à cell des « grands fiefs. »
« Muis ni le suzerain, ni les tenants en chef, ni la arrière-tenants ne pouvaient exploiter les terres qu leur étaient échues; chacun d'eux procédait alors i une nouvelle opération : il faisait deux parties de si terre, il se réservait l'exploitation de la première, t la seconde se partageait entre des laboureurs qu jouissaient de chaque parcelle à diverses condition: Les plus ordinaires de ces conditions étaient des rente en argent ou en nature, et des services destinés lé plus souvent à l'exploitation de la terre restée entr les mains du seigneur. »
Rien ne manque à ce tableau pour en faire l’histoir!
exacte et saisissante de ce qui s’est passé il y a trois cent ans dans les colonies européennes du nord de l’Amérique
Ldiction. Mais