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Cependant le livre de M. Delisle a été écrit il y a quarante
lonie # HS A RER We por] °° alors que l'histoire primitive de ces colonies était SAT fort mal connue; l'histoire du Canada, notamment, aussi asc bien que les chartes royales des seigneuries anglaises de le n l'Amérique, était alors enfouie parmi des documents M inexplorés; l'existence méme de nos Canadiens français
” SOUL était un fait à peu près ignoré en France, : 4 Au milieu des préjugés qui régnaient à ce sujet, nous if n'avions donc pas lieu d’être étonnés que l’idée d'une féons Malité transportée en Amérique suscitàt quelque contra- ! ‘à diction, Mais ce qui nous parut bien plus surprenant, ce di 4 fut de voir comment l’exacte réalité des faits avait été prése vue, décrite et prophétisée en quelque sorte par lémice nent conservateur de la Bibliothèque nationale. Comme il
. Buavait pu tre guidé alors que par la puissance de son Dee érudition générale, éclairée par une merveilleuse sagacité, 5 cette vision si claire de ce qui devait être arrivé nous e k rappelait les beaux travaux paléontologiques de Cuvier, : Al alors que celui-ci, rassemblant des ossements dispersés , ÉCR evinait et reconstituait, à force de science et de génie, la
. vie jusqu'alors ignorée d’un monde disparu. FC Cest donc pour nous une singulière bonne fortune, 7 Tout en mettant ici en lumière la curieuse intuition hislors . de ,
Ne rique de M. Delisle, de pouvoir nous appuyer, dans cette : nouvelle édition, sur une autorité si considérable. Ce qu'il s 3
avait prévu, les chartes de concession et l'histoire primi-
#1 tive des colonies du Nord-Amérique nous le démontrent
1 aujourd'hui ; et nous y trouvons partout la forte empreinte
va (0 la féodalité grava dès le début sur cette société naissante.
END Ces colonies féodales du nord de l'Amérique peuvent se
chasser en trois catégories :
istoiri cent
rique l Histoire des classes agricoles en Normandie.
1° Celles qui furent établies sur des territoires tellemen étendus, qu'elles constituaient de véritables principautés: les seigneurs avaient en effet le droit d’y créer des fief et de les sous-inféoder, Nous pouvons citer : la baronnie anglaise de la Nouvelle-Écosse, créée en 1621 par Jacques LE au profit du comte de Stirling; les deux grandes Compagnies scigneuresses de la Virginie et de Plymoutl; la seigneurie du Maryland; celle de la Pensylvanie, etc.
2° Les seigneuries de médiocre étendue, qui généralement n'avaient pas le droit de sous-inféoder; celles-i n'étaient que de simples châtellenies relevant directement de la couronne, Telles étaient toutes les seigneuries du Canada; les seigneuries de Ferdinand Gorges et celle de Mason dans le Maine; tous les Patroonships des Hollandais dans l'Etat de New-York, et les fiefs de l'ile du prince Édouard, dans le golfe Saint-Laurent.
3° Enfin, les concessions en censive royale, accordée directement aux cultivateurs et relevant immédiatement de la couronne. Telle était la banlieue de Québec, la colo. nie du Détroit dans le Michigan, celle des Illinois, les premiers établissements de la Louisiane, et les petits cultivateurs hollandais autour de Manhattan.
On peut reconstituer les titres et l’histoire d’un grand nombre de ces établissements féodaux :
La baronnie du comte de Stirling dans l’Acadie (1621): elle devait être divisée en cent eiu‘quante seigneuries, et nous en avons les armoiries. {1 s’y installa peu de colons; mais en 1632, l’Acadie ayant été restituée à la France, quelques Écossais s’adjoignirent au groupe des Français qui s'étaient toujours maintenus dans cette contrée; c’est de là que sont sortis les premiers Acadiens français, et ce pays fut divisé en trois grands fiefs.
La grande Compagnie de Plymouth créa par sous-inféodation beaucoup de fiefs, tels que : la Baie du Massa-
La reproduct