Galeran /er
Les deux enfants aînés de Robert Ier furent Galeran, premier du nom, et Robert, tous deux jumeaux. Le premier succéda aux seigneuries de Normandie; le deuxième eut les domaines d’Angleterre, et fut comte de Leicester.
Galeran, premier du nom, comme seigneur de Beaumont, et aussi comte de Meulan, épousa Agnès de Montfort.
Suivant Robert du Mont, il était le seigneur le plus grand, le plus riche, le mieux allié de toute la Normandie.
Il se ht remarquer par ses perfidies envers tous ceux auxquels il s’attacha successivement (1).
En 1 1 35, il fonda près de Pont-Audemer la lépro-
(1) Le Prévost, Beaumont, p. 208.
LES SEIGNEURS DE VIEILLES
sérié de Saint-Gilles, à laquelle il donna entre autres choses : « deux acres de ses prairies, auprès « de la Fosse de Vieilles;... la dîme pleine de tout « le vin lui venant de sa vigne de Beaumont... « une charruée de terre à Brionne, et l’établisse- « ment d’une foire qui subsiste encore s> (1).
Il existait, il y a trente ans, dans la rivière de Bave, à Vieilles, un peu en amont de la filature Leclancher, un endroit profond qui s’appelait « la Fosse » et qui a disparu lors de l’établissement du barrage autorisé le 17 novembre 1 865 .
Galeran aurait, comme seigneur, possédé Pont- Audemer, Beaumont, et autres lieux.
Possédait-il aussi Vieilles ?
On pourrait le croire, puisqu’il donnait à la léproserie de Saint-Gilles deux acres de ses prairies auprès de la Fosse de Vieilles, et que Robert II, son fils, a été qualifié par Laroque : <c sire de Beaumont, de Pont-Audemer, et de Vieilles.
Mais on en doutera d’après ce qui va suivre (section II).
(1) Le texte latin de cette donation a été publié par Guilmeth, Histoire de Pont-Audctner, i832, p. 52 ; et la traduction faite par Le Prévost, Dictionnaire (article Pont- Audemer, p. 553).
Galeran alla finir ses jours sous le froc, à l’abbaye de Préaux, en avril 1 1 63, ou 1 1 66, ou 1 168 (i).