‹ Une commune normande sous l'Ancien régimeChapitre 29 sur 101 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

TERRE DE VIEILLES AUX MAINS DES D’HARCOURT (MA1- SON DE BEAUMESNTL) ET DE LEURS ACQUÉREURS.

^ette terre se composa principalement de deux fiefs :

Le premier, le fief de Vieilles, jouissant d’une certaine prééminence d’honneur, parce qu’il possédait le patronage de l'église et la haute justice (qui de seigneuriale devint royale), sans toutefois aucune suzeraineté sur l’autre fief ;

Le second fief, le Hom ;

Tous deux relevant de la maison d'Harcourt.

On ne voit pas qu’Onfroi, ni Roger de Beaumont aient jamais eu de château à Vieilles.

Jusqu'à Blanfuné, champignon poussé en 1709 sur le terreau du Tiers, il n’y a eu aucun châtelain résidant, aucun château existant sur le fief

spécial de Vieilles; le château était à Beaumesnil. A partir de 1709, il y a eu ici ce que Blanfuné appelait lui-même « sa maison », ce qu’on a appelé plus tard « le manoir seigneurial », et plus tard encore (après la suzeraineté de Beaumesnil éteinte en 1 789) le château de Vieilles (; infrà , chapitre x).

Sur le Hom, on voit encore le manoir ou château, curieuse construction qui existait déjà en 1 598 et dont il sera parlé plus tard.

Ce qui fixe bien l’empreinte féodale des d'Harcourt, et leur relation intime et immédiate avec notre commune, c’est :

i° La haute justice attachée au comté d’Harcourt pour le siège de Vieilles , et distincte du bailliage de Beaumont.

2° Le tabellionage de Vieilles, aussi sous le patronat des comtes d’Harcourt.

J’indiquerai de suite la voie à suivre pour l’historique des deux fiefs précités :

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