‹ Une commune normande sous l'Ancien régimeChapitre 71 sur 101 · SAINT-LAURENT · texte numérisé non relu

SAINT-LAURENT

Il y avait aussi, à Vieilles, au hameau de Saint- Laurent, et aussi un peu sur Beaumontel, une léproserie, dite Sainte-Marguerite, et une chapelle dite Saint- Laurent, quoique souvent les deux noms se mêlent et se confondent (1 ).

(1 ) Cartulaire de la Trinité de Beaumont (f" cxm, 2°). — Le Prévost, article Beaumontel (p. 223) ; — St-Denis, op. cit. (p. 1 24).

Là se tenait autrefois une foire (Saint-Denis, op. c/7., p. 189). Et il existe encore une petite assemblée, le dimanche qui suit le 12 août (Saint- Laurent).

Voir dans Saint-Denis (op. c/7., pp. 1 et suivantes) quelques détails intéressants sur la chapelle Saint- Laurent.

Disons ici un mot des léproseries ou maladreries, puisqu’un établissement de ce genre a existé chez nous.

La lèpre faisait autrefois de tels ravages, que l’on fonda, hors des villes, des hôpitaux appelés léproseries ou maladreries, et il était enjoint aux lépreux de s’y retirer.

Banni de la société, le malade était séquestré, après des cérémonies qui le faisaient considérer comme mort aux yeux des gens. On le conduisait processionnellement, étendu sur une civière et couvert d’un drap noir, de son habitation à l’église, et de là à l'hôpital, en chantant le libéra. Le prêtre terminait l’office par de minutieuses recommandations et défenses dont les détails se trouvent dans les anciens rituels (1).

<r Malheur à toi , lépreux ! Malheur à toi ! Cepen-

(1) Voir Malbranche. ( Notice sur V Hospice de Bcrnay, p. 34).

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