‹ Une conspiration au LouvreChapitre 8 sur 24 · INE CONSPIRATION · texte numérisé non relu

INE CONSPIRATION

— J'ai eu le malheur de laisser le manuscrit de la Pêche au Lion chez moi. Je demeure rue Contrescarpe , derrière le Panthéon ; si ces dames veulent me donner une heure de congé, je pars et je reviens avec mon manuscrit.

— Non , non , s'écria M. Belliol , il est déjà fort tard ; ce sera pour une autre soirée ; d'ailleurs la lecture de Santa-Croce doit avoir fatigué le docteur, et il a sans doute besoin de repos.

— Monsieur le docteur, dit Léonie en riant, nous sommes insatiables. Moi, j'écouterais des histoires jusqu'à sept heures du matin.

Un chœur général de moi awssiretentit dans le salon.

Félix et Arthur prirent congé de la famille Belliol, et ils furent conduits triomphalement jusque sur le pavé de la rue Saint-Denis.

Les deux amis, délivrés de toute contrainte, s'abandonnèrent aux excès d'une joie enfantine. Mille projets superbes éclatèrent aux lueurs du gaz , et les derniers mots échangés sur le pont des Arts furent ceux-ci : •

— A demain, au Louvre î

Un passant fort suspect les avait suivis, et, à la clarté des candélabres du gaz, il vit les quatre mains des deux jeunes gens s'agiter vers le Louvre et le menacer, comme s'ils avaient mis en duo le trio conspirateur de Guillaume Tell.

— C'est bon ! dit le passant.

AU LOIJVUE. -115

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