LE VOYAGEUR
Le grand mal de la vie pour moi, c'est l'ennui. Ma tête est
' home y Napht et Plorena en 1817.
une lanterne magique ; je m'amuse avec les images, folle tendres, que mon imagination me présente. Un quart d'h après que je suis avec un sot» mon imagination ne m'offre que des images ternes et fastidieuses. Vlncomtant raconte ce qui le charme dans les voyages, c'est
Qu'on ne revoit jamais ce qu'on a dé%k vu.
Je suis inconstant d'une manière un peu moins rapidi n*est qu'à la seconde ou troisième fois qu'un pays, qu'une sique, qu'un tableau, me plaisent extrêmement. Enguil musique, après cent représentations, le tableau, après t visites, la contrée, au cinquième ou sixième voyage, com cent à ne plus rien fournir à mon imagination, et je m'enn
On voit que mes bêtes d'aversion, ce sont le fmlgaire e( fecté. Je ne suis irrité que par deux choses : le manque de li et le papisme, que je crois la source de tous les crimes. Ui humain ne me paraît jamais que le résultat de ce que le ont mis dans sa tête, et le climat dans son cœur. Quand j( arrêté par des voleurs, ou qu'on me tire des coups de fu me sens une grande colère contre le gouvernement et k de l'endroit. Quant au voleur, il me plaît s'il est éner{ car il m'amuse.
Gomme j'ai passé quinze ans à Paris, ce qui m'est le pi différent au monde, c'est une jolie femme française. Et s( mon aversion pour le vulgaire et l'affecté m'entraîne au d l'indifférence. Si je rencontre une jeune femme française < par malheur, elle soit bien élevée, je me rappelle suf-le-< la maison paternelle et l'éducation de mes sœurs; îe { tous ses mouvements et jusqu'aux plus fugitives nnaoces pensées. C'est ce qui fait que j'aime beaucoup la mauvaise pagnie, où il y a plus d'imprévu. Autant que je me co voilà la fibre sur laquelle les hommes et les choses d'itali venus frapper.