Journal de Villars, septembre-décembre 1728, p
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AU XYIII" SIÈCLE
A la fin de 1728, en effet, une occasion se présenta de mettre à l'Empereur le marché en main. Sa troisième fille mourut. Or il avait promis de donner à don Carlos et à don Philippe deux de ses trois filles. Par la mort de la plus jeune les deux aînées se trouvaient donc ipso facto fiancées aux infants. C'est ainsi du moins qu'en jugea la reine d'Espagne. Mais l'on interpréta tout autrement le cas à Vienne, où l'on argumenta ainsi : l'Empereur, en promettant deux de ses filles quand il en avait trois, s'est réservé évidemment la liberté du choix ; cette liberté lui étant ravie, ses engagements tombent d'eux-mêmes*.
On ne tint pas expressément ce beau raisonnement à la reine, mais quand elle demanda une « déclaration finale » au sujet du mariage, on la lui refusa. L'Empereur se renferma dans les termes du traité du 5 novembre 1723 et assura qu'il ne ferait « aucun autre pas' ». Elisabeth impatientée, brusqua les chos s : elle écrivit à l'impératriceet fit écrire par La Paz à Eugène pour demander formellement la main de Marie-Thérèse'. L'Empereur renvoya, selon son habitude, l'affaire à la Conférence qui, dans un référât du 12 décembre 172S, lui conseilla de ne pas s'écarter de la conduite suivie jusqu'alors : mieux valait