‹ Une cour et un aventurier au XVIIIe siécle [microform]. Le Baron de Ripperda, d'après des documents inédits des archives impériales de Vienne et des archives du Ministère des affaires étrangères de ParisChapitre 101 sur 130 · Référât du 28 novembre 1728. W. S. A · texte numérisé non relu

Référât du 28 novembre 1728. W. S. A

AU XVIIIe SIÈCLE

il repartit de Paris pour Vienne le 29 novembre.

Durant tout ce temps-là, Elisabeth Farnèse avait gardé la même altitude expectante. Elle avait prétendu d'abord qu'elle avait besoin de conférer avec Bournonville. Celui-ci, retenu quelque temps en» France par une indisposition feinle ou réelle, arriva à Madrid le 5 novembre. La reine ne s'en expliqua pas davantage'. Cette conduite avait d'abord irrité l'Empereur. Elle lui agréa fort, quand il eut lui-même renoncé à s'arranger avec les alliés de Hanovre, et les deux cours semblèrent, celte fois, en parfait accord.

Revenait-on donc au système de 1725? L'aHiance de Vienne allait-elle se perpétuer par nécessité? La question ostendaise y ramenait l'Empereur, l'Espagne paraissait s'y réduire en refusant de négocier avec la Franceet l'Angleterre. —Enréalité, on n'avait jamais été si près d'une rupture. La réserve d'Elisabeth Farnèse envers les gouvernementsde Londres et de Paris n'avait qu'un motif : la reine se gardait les mains libres, afin de pouvoir^ à son gré, maintenir ou rompre l'union avec l'Aulriche suivant que Charles VI accorderait ou refuserait la main de Marie-Thérèse à don Carlos.

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